La France entre dans sa deuxième année de concurrence dans les télécommunications.

Par 04 janvier 1999
Mots-clés : Digital Working, Europe

Un an après la libéralisation du marché français des télécommunications fixes, les quelque 100 nouveaux opérateurs actifs sur le territoire ont surtout pris leurs marques en 1998, plutôt que des pa...

Un an après la libéralisation du marché français des télécommunications
fixes, les quelque 100 nouveaux opérateurs actifs sur le territoire ont
surtout pris leurs marques en 1998, plutôt que des parts de marché.
Détenant déjà 1 % du marché français partiellement déréglementé en 1997,
ces nouveaux entrants n’auraient conquis en 1998 que 0,4 % supplémentaire.
Sur un marché d’environ 155 milliards de F (23,65 milliards d’euros), les
concurrents ne réaliseront en cumulé guère plus de 3 milliards de chiffre
d’affaires.
Il faut dire que pour la plupart, s’interconnecter avec France Télécom,
construire son réseau, bâtir une offre commerciale, s’est révélé
difficile.
Selon France Télécom, la concurrence est surtout devenue manifeste depuis
la fin de cet été.
Peu bénéfique encore pour les nouveaux opérateurs, l’arrivée de la
concurrence a profité surtout aux utilisateurs. Bien qu’aucune statistique
ne soit fiable, les experts estiment que par rapport à 1996, le prix des
communications longue distance a été pratiquement divisé par deux en
moyenne. En revanche, France Télécom disposant encore d’un monopole de
fait sur les communications locales, les baisses ne sont pas à l’ordre du
jour ni sur les abonnements. L’abonnement augmente depuis 1996 et les
communications locales sont désormais payables à la seconde.
Au terme d’une année de libéralisation, ce sont surtout les entreprises
grosses utilisatrices de communication longue distance qui sont les
principales gagnantes. Aucun effet bénéfique pour les particuliers dont la
majorité de la facture se compose de l’abonnement et des communications
locales.
(Les Echos 04/01/1999)

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