En France, l'opérateur anglais First Telecom a choisi de se spécialiser

Par 26 mars 1998
Mots-clés : Digital Working, Europe

Selon Pierre Daurés, directeur général d'EDF : "EDF a déjà raté le premier train des télécommunications. Elle ne doit pas rater le deuxième, celui de la technologie". Bien que le gouvernement actue...

Selon Pierre Daurés, directeur général d'EDF : "EDF a déjà raté le premier
train des télécommunications. Elle ne doit pas rater le deuxième, celui de
la technologie".
Bien que le gouvernement actuel se montre réticent, EDF aurait passé un
contrat de recherche avec le canadien Northern Telecom. Selon le Wall
Street Journal, Northern Telecom et United Utilities, la compagnie
britannique d'électricité, viennent de signer avec une dizaine d'autres
compagnies électriques un accord afin de mener des expériences pilotes
auprès des particuliers, voire de PME, pour transmettre des données
Internet en utilisant les lignes électriques.
Disposant d'un millier de km de fibres optiques le long de ses lignes
haute tension, EDF reconnait attendre aujourd'hui "le feu vert du
gouvernement" et faire "l'objet de nombreuses demandes pour utiliser ces
infrastructures". Afin de justifier son attentisme, elle fait observer
"que les compagnies d'électricité allemandes ont perdu beaucoup d'argent
jusqu'ici dans les télécoms".
Si elles débouchent sur l'utilisation des lignes électriques pour faire
transiter des données écrites, par image et plus encore vocales, l'enjeu
des recherches effectuées par Nortel est énorme. Ayant accès au client
final, les compagnies d'électricité disposeraient alors d'un avantage
considérable puisqu'elles viendraient directement concurrencer auprès de
l'utilisateur les opérateurs de téléphone, en particulier, en France,
France Télécom.
(La Tribune - 26/03/1998)

sur le marché des communications internationales.
Sur plus de 220 destinations, ses tarifs sont en moyenne de 30 à 50 %
moins élevés que ceux de France Télécom. Espérant une croissance annuelle
d'environ 12 % des télécommunications internationales pour les
particuliers, le PDG de First Telecom France, Luc Terral, affirme "nous
devrions être moins cher que Cegetel ou Bouygues car nos coûts de
distribution sont moins chers".
Tant que First Telecom n'aura pas obtenu un préfixe à quatre chiffres,
l'utilisateur doit composer le numéro d'accès à une plate-forme. Ayant
déposé auprès de l'ART une demande de licence d'opérateur de services
L34-1, First Telecom a demandé les préfixes 1639 et 1640 "nous n'avons pas
déposé une demande de licence d'opérateur de réseaux (L33-1) car ce n'est
pas notre stratégie".
Seuls actuellement les clients d'Ile-de-France peuvent bénéficier de ses
services, soit quelques centaines de milliers de clients potentiels "à la
fin du premier trimestre, nous aurons 10 000 clients". First Telecom vise
les 50 000 clients sur l'année "tout dépendra de la rapidité d'ouverture
des villes en province, ce qui dépend aussi de l'évolution du catalogue
d'interconnexion de France Télécom".
Au lieu d'ouvrir dix régions comme prévu initialement, l'opérateur
n'ouvrira que cinq régions, Paris, Marseille, Lyon, Lille et Nice.
L'ouverture de Marseille est prévue pour mai. En 1998, une offre de
service interviendra en Belgique et une structure belge sera mise en place
vraisemblablement l'an prochain.
L'opérateur devrait vendre cette année 50 millions de minutes générant 70
millions de F de chiffre d'affaires sur un total groupe de 800 millions de
F. Il devrait enregistrer une perte d'exploitation de 20 millions.
L'équilibre financier est prévu pour 1999.
(La Tribune - 26/03/1998)

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