En France, NIC France, service de l'INRIA, attribue les noms en .fr. Son

Par 30 octobre 1997

directeur, Jean-Yves Babonneau estime "qu'il faut appliquer le modèle français à tout Internet". Pour J.Y. Babonneau, interrogé sur le plan de nommage préparé par les instances d'Internet, la créati...

directeur, Jean-Yves Babonneau estime "qu'il faut appliquer le modèle
français à tout Internet". Pour J.Y. Babonneau, interrogé sur le plan de
nommage préparé par les instances d'Internet, la création de sept nouveaux
noms de domaine ne résoudra rien, car les adresses seront attribuées selon
le modèle de gestion de l'Internic, l'organisme d'attribution des adresses
.com, .org, .net, c'est-à-dire premier arrivé, premier servi, sans aucune
vérification de la légitimité de la demande. Ainsi depuis dans ans, sur
les 1,3 millions d'adresses attribuées par cet organisme, 60 % ne
fonctionnent pas, sans compter les problèmes de plus en plus nombreux
d'homonymie. Selon lui, il faut hiérarchiser les adresses en créant des
sous-catégories .presse.fr, .gouv.fr ... comme cela se fait en France. La
plupart des pays européens, le Japon, Singapour ont déjà adopté cette
organisation, à l'exception des Etats-Unis. En proposant d'ajouter le
sigle tm dans les noms établis à partir d'une marque commerciale, l'IAHC a
néanmoins fait un premier pas. Un annuaire universel des sites Web,
structuré par secteur d'activité et par région géographique, devrait être
créé.
NIC France, service aujourd'hui de l'Inria, devrait acquérir son
indépendance juridique en 1998. J.Y Babonneau préconise d'en faire une
association dans laquelle les utilisateurs entreraient, ce qui
renforcerait ainsi sa légitimité. De plus, la gestion de la hiérarchie .fr
avec plus de 250 fournisseurs d'accès aujourd'hui est devenue une
véritable usine à gaz. Il faudrait automatiser les démarches
d'enregistrement, ce que ne peut faire actuellement le NIC France tant
qu'il sera dans le giron de l'INRIA.
(O1 Informatique - 24/10/1997)

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