France : la numérisation des PME et des ETI vivement encouragée

Par 03 juillet 2013
Numérisation

Malgré un taux de croissance moyen des entrepreneurs digitaux de 8%, la France semble toujours enregistrer un retard.

Un des principaux enjeux auquel la France va se confronter dans les dix prochaines années est celui de la pénétration du numérique dans toutes les entreprises, de la plus petite à la plus grande. Car selon Grégoire Sentilhes, président de Nextstage et co-fondateur du G20 YES, et présent au France Digitale Day, « la France a la créativité, l’innovation, mais ce qu’elle ne sait pas faire, c’est investir dans la croissance de ses startups ». Pourtant, la France est le quatrième pays au monde en termes d’épargne, avec 17% du revenu épargné chaque année par habitants. Il faut en fait que le marché français grossisse, que la France devienne plus numérique. Et pour mettre davantage le numérique à disposition de l’innovation et de la croissance, de nombreuses initiatives peuvent être mises en place.

Encourager la numérisation des entreprises

Tout d’abord, la numérisation des entreprises doit être encouragée. Car actuellement seul un tiers des PME françaises ont une présence numérique forte. Un récent rapport de Capgemini rappelle, par ailleurs, que les entreprises non digitales qui utilisent tout de même les outils web en interne obtiennent des revenus 26% plus importants. De même, 70 millions d’euros d’économie pourraient être réalisés en France si tous les bulletins de paie étaient numérisés. Dans ce processus de numérisation, l’Etat n’est toutefois pas inactif, comme a tenu à le préciser Frédéric Dupeyron, Directeur du programme « Economie numérique » au Commissariat Général à l’investissement lors de l’évènement. Il évoque en effet un emprunt d’un montant de 35 milliards d’euros destinés aux universités et à la recherche dont 3,5 milliards sont destinés au développement du numérique. Deux grandes actions se distinguent : le déploiement des infrastructures de très haut débit d’ici 2020, y-compris dans les zones rurales, représentant 43% du territoire français. Mais aussi des aides à l’innovation via des appels à projets, qui subventionnent jusqu’à 45% des dépenses de R&D des startups.*

La bourse comme accélérateur de croissance

Marc Lefèvre, Directeur Relations Emetteurs et Développement Commercial Europe d’Euronext a tenu à démystifier l’introduction en bourse, qui, selon ce dernier, « ne concerne pas que les grandes entreprises, les ETI pourraient en effet lever deux ou trois millions d’euros ». La bourse serait une boite à outils de financement car en donnant accès à des milliers d’investisseurs privés, elle permet aux entreprises de bénéficier d’un levier de visibilité et de lever des fonds. De plus, les sociétés cotées se développent beaucoup plus vite à l’international et attirent davantage les talents. « L’objectif est de développer des champions français ». Grégoire Sentilhes, conseille alors aux startups françaises de « penser global le plus tôt possible, mais aussi de se doter de fonds propres, d’aller en bourse et d’aller jusqu’au bout de l’aventure ».

 

*Jusqu’en novembre 2013, appels à projet autour des logiciels embarqués et objets connectés et de la sécurité numérique :http://www.dgcis.gouv.fr/secteurs-professionnels/appels-a-projets-economie-numerique

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