En France, plusieurs sociétés offrent des tarifs réduits pour l'achat d'actions via Internet.

Par 09 février 1999

Des intermédiaires financiers de taille modeste se lancent à Paris dans le courtage d'actions à prix cassés en passant par Internet, à l'instar des Etats-Unis. Ainsi, Finatex, filiale spécialisé...

Des intermédiaires financiers de taille modeste se lancent à Paris dans le
courtage d'actions à prix cassés en passant par Internet, à l'instar des
Etats-Unis.
Ainsi, Finatex, filiale spécialisée de la Société Générale, et CPR ont
signé un accord avec le courtier américain E*Trade.
Le 11 décembre 1998, Charles Beigbeder et Antoine de Rochefort ont créé
Self Trade, dont le principe est la flat fee : un courtage de 98 F (14,95
euros) quel que soit le montant de la transaction.
Le courtage dans les banques représente jusqu'à 2 % du montant des petits
ordres. Le courtage fixe chez Sefl Trade représente 0,48 % pour un ordre
de 20 000 F, accessible avec une mise de 4 000 F en utilisant l'effet de
levier du marché à règlement mensuel.
Le recours à Internet a également permis, chez Bourse Direct, courtier
indépendant, de diminuer les courtages par téléphone et par Minitel "avec
l'informatique, on avertit plus vite le client quand le marché s'emballe,
afin de maintenir un minimum de sécurité".
Comptant 60 000 clients hors OPCVM, Cortal (Paribas), leader de la Bourse
à prix cassés, a ouvert cet automne un service par Internet, entraînant
ainsi une augmentation du volume d'affaires de 40 % "les clients
comprennent peu à peu qu'on peut laisser ses économies sur la Sicav de sa
banque tout en jouant chez nous une sélection de valeurs". On indique
ainsi chez Cortal où plusieurs milliers de valeurs étrangères seront
disponibles dès la mi-1999 "nos clients s'intéressent aux sociétés ciblées
sur un potentiel technologique ou commercial. Ils veulent du Yahoo !
plutôt que de l'IBM".
5 à 7 millions de particuliers boursicoteraient ainsi sur Internet aux
Etats-Unis. Selon Jean-Gil Boitouzet chez Bourse Direct "aujourd'hui, les
gens jouent les secteurs, plus les pays. Les banques ont réussi l'euro,
mais il leur reste à réussir un accès à meilleur coût des valeurs
européennes d'un pays à l'autre".
(La Tribune - 09/02/1999)

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