France : près d'un logiciel sur deux serait piraté

Par 21 octobre 2005

Une étude réalisée par BSA-IDC, en mai 2005, montre qu'en France, près d'un logiciel sur deux est piraté. 45 % des logiciels sont installés illégalement...

Une étude réalisée par BSA-IDC, en mai 2005, montre qu'en France, près d'un logiciel sur deux est piraté. 45 % des logiciels sont installés illégalement. BSA (Business Software Association), association qui prône l'avènement d'un "monde numérique légal et sûr", annonce le lancement de vagues de contrôles au sein des entreprises françaises.
Dans un contexte que BSA juge "alarmant", le renforcement du dispositif de contrôle apparaît comme une nécessité. "Nombreuses ont été les initiatives menées par BSA France cette année pour alerter les entreprises et leur donner l'opportunité de faire le point sur leurs licences logicielles et se mettre en règle. Aujourd'hui, les chefs d'entreprises ne peuvent plus se réfugier derrière le manque d'informations pour se justifier de la présence de copies illégales de logiciels. Pirater est un choix délibéré : celui de ne pas respecter la loi et de faire prendre de très gros risques à son entreprise. Le moment est venu d'en assumer les conséquences", déclare Bertrand Salord, porte-parole de BSA France.
BSA médiatise son initiative en France grâce à la diffusion d'une campagne radio sur les ondes de BFM, Europe 1 et RMC pour informer les dirigeants d'entreprise des risques encourus. La France arrive dans le peloton de tête européen. Mais elle est largement battu par la Lettonie et la Lituanie qui affichent 58 % de logiciels piratés.
Le Danemark et la Norvège, au contraire enregistrent les taux les plus bas de l'Union européenne (UE) avec 27 % (un logiciel sur quatre quand même !). Selon BSA, le piratage aux Etats-Unis, au Canada et dans l'UE a entraîné des pertes financières considérables du fait de l'importance du marché des TIC dans ces zones. La France reste le pays européen où "le manque à gagner est le plus important". Les petites entreprises y sont nombreuses et elles sont le vivier de l'utilisation des logiciels piratés.
Sages, les pays nordiques bénéficient d'une infrastructure informatique très développée qui "favorise le respect de la propriété intellectuelle", selon BSA. Ils enregistrent tous des taux compris entre 20 et 35 %, soit les plus bas de l'UE.
Au contraire, en Russie, 87 % des logiciels sont piratés. Le BSA pense que le marché russe possède tous les atouts pour améliorer ce taux, sachant cependant qu'il serait dur de faire plus ! L'important étant de communiquer auprès du public russe l'importance de la propriété intellectuelle. Le gouvernement a d'ailleurs récemment adopté une législation autour de ce thème, qui doit être complétée par un effort d'éducation et de répression.
Pour Bertrand Salord, c'est "l'acceptabilité sociale" qui permet d'avoir, en Europe, des taux de piratage aussi élevés. Les utilisateurs savent que c'est interdit et qu'ils sont susceptibles de sanctions mais le piratage est toléré. Il mentionne aussi la dimension culturelle qui pourrait expliquer la disparité des taux selon que l'on considère l'Europe du Nord ou du Sud.
Ornella Nomber, pour l'Atelier
(Atelier groupe BNP Paribas- 21/10/2005)

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