En France, le rôle positif des technologies dans l'éducation est bien reconnu

Par 03 février 2010
Mots-clés : Smart city, Europe

L'importance des dispositifs high-tech comme supports pédagogique est désormais bien comprise. Fait intéressant : pour apprendre, les Français préfèrent des appareils du quotidien plutôt que des outils spécifiques.

Les Français ont bien intégré le rôle positif des nouvelles technologies dans l’éducation. C’est en tout cas ce qui ressort d’un sondage IFOP* réalisé pour L’Atelier. Ils sont près de 90 % à les juger utiles. Ces résultats ont été présentés lors de la conférence One Laptop Per Child qui se tient aujourd'hui mercredi 3 février. "L’objectif d’OLPC est de relever les défis de la pédagogie dans les pays émergents grâce aux nouvelles technologies", explique Philippe Torres, directeur des études et du conseil à L’Atelier. "Nous avons voulu replacer le débat dans le contexte français puisque cette approche pédagogique pourrait être transposée ici". Concrètement, en France, les nouvelles technologies sont perçues comme étant plus nécessaires au collège et au lycée pour trois quarts des répondants.
Equiper les écoles primaires pour préparer l’avenir
Aujourd’hui, c’est là que c’est le plus pénalisant de ne pas disposer d’un ordinateur", précise Philippe Torres. "Comme une majorité d’enfants ne sont pas équipés en maternelle ou en primaire, les parents perçoivent cela comme moins grave". Il rappelle cependant que certaines études tendent à prouver que donner accès aux nouvelles technologies le plus tôt possible est plus bénéfique. "Equiper collèges et lycées, c’est préparer le présent, équiper maternelles et écoles primaires, c’est préparer l’avenir", poursuit-il. Quant aux outils qu’il convient d’utiliser, une large majorité (70 %) lui préfère des appareils de tous les jours plutôt que des dispositifs spécialement conçus pour cet usage. C’est l’ordinateur portable qui est le plus plébiscité (à peine moins de 90 %), suivi de la console de jeu (près de 45 %) et du baladeur et du mobile (25% chacun).
« Une désintermédiation possible des professionnels »
Le score de la console de jeu est incroyable", s’exclame Philippe Torres. "Elle est vraiment associée à un appareil pédagogique". Pour lui, cet engouement pour les objets de tous les jours démontre que le public se considère capable de se débrouiller avec les outils dont il dispose. "Il y a une désintermédiation possible des professionnels de l’éducation", s’inquiète-t-il cependant. "Il devient important d’équiper les enseignants au mieux pour les remettre au coeur du dispositif pédagogique". Une nécessité urgente au regard de l’équipement des familles qui va croissant. "L’étude montre que près de la moitié des parents a équipé ses enfants d’un de ces quatre appareils", rappelle le directeur des études. "Cela risque d’aggraver le problème si on n’équilibre pas ça à l’école".
* Au total, 1279 personnes âgées de 18 ans et plus ont été interrogées

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas