France Télécom envisage de “baisser le prix des appels entrants”.

Par 08 octobre 1998
Mots-clés : Digital Working, Europe

Michel Bon a profité hier des 3 jours de l’industrie organisé par Les Echos et KPMG Peat-Marwick pour faire part de son désir de “baisser le prix des appels entrants” dans la téléphonie mobile. App...

Michel Bon a profité hier des 3 jours de l’industrie organisé par Les
Echos et KPMG Peat-Marwick pour faire part de son désir de “baisser le
prix des appels entrants” dans la téléphonie mobile. Appeler un mobile
depuis un poste fixe coûte plus de 3 F la minute.
Pour les opérateurs mobiles dont les tarifs entrants constituent un
complément de recette essentiel, cette déclaration à fait l’effet d’une
bombe.
En effet, si France Télécom peut supporter cette baisse, ses concurrents
finançant leur croissance en s’appuyant sur les bénéfices du mobile,
seraient très vulnérables. Certains se refusent à croire que France
Télécom puisse mettre cette menace à exécution. Pour d’autres par contre,
Michel Bon pourrait bien aller jusqu'à sacrifier la rentabilité d’Itinéris
pour mieux couper l’herbe sous les pieds de ses concurrents réellement
menaçants à moyen terme.
Même s’ils trouvent aberrant ce déséquilibre entre appels sortants et
entrants, tous les opérateurs savent qu’il leur sera difficile d’augmenter
le tarif des communications mobiles. Comme l’explique Michel Bon
“d’autant que France Télécom supporte seul l’impopularité des tarifs
entrants qui figurent sur la facture de l’abonné. C’est un mouvement que
nous devrons faire de conserve avec nos concurrents”.
(Les Echos - 09/10/1998)

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