France Télécom Inmarsat étoffe son offre de services de transmission

Par 05 décembre 2000

voix et données par satellite. Depuis sa mise en service en 1982, le système de communications mobile par satellite Inmarsat (désormais International Mobile Satellite Organization) n’a cessé de s’...

voix et données par satellite.
Depuis sa mise en service en 1982, le système de communications mobile par
satellite Inmarsat (désormais International Mobile Satellite Organization)
n’a cessé de s’étendre. Le réseau Inmarsat, accessible sur terre, en mer
et dans les airs, grâce à quatre satellites géostationnaires situés à 36
000 km au-dessus de l’équateur, couvrant chacun une des régions océaniques
du globe, regroupe aujourd’hui 84 pays membres.
France Télécom, en tant que partenaire de l’organisation Inmarsat, assure
la liaison avec les stations et les réseaux terrestres.
Aujourd’hui, Inmarsat, premier réseau mondial de communication mobile par
satellite pour des besoins professionnels, permet d’échanger immédiatement
des informations confidentielles (voix, images, données), grâce à un
équipement matériel mobile, avec des terminaux du réseau terrestre
(téléphones, télécopieurs, Minitel, télex, micro-ordinateurs, GSM) ou avec
d’autres mobiles Inmarsat sur terre ou en mer, même dans les endroits les
plus reculés.
Ayant réalisé un chiffre d’affaires en 1999 de 511 millions de F (+ 34 %
par rapport à 1998) et acheminé 33 millions de minutes de communications,
France Télécom est devenu le second opérateur Inmarsat avec 13,5 % de
parts de marché. Pour 2000, France Télécom Inmarsat table sur un chiffre
d’affaires de 620 millions de F.
On compte environ dans le monde 270 000 clients des services mobiles par
satellite.
La gamme de services mobiles par satellite n’a cessé d’évoluer et de
croître pour répondre à la demande d’une clientèle exigeante.
Inmarsat-A: système de communication analogique, outil de communication
répondant surtout à la demande des professionnels de la mer.
Inmarsat-B: fondé sur une technologie numérique, fournit aussi les
services de téléphone, télécopie, télex et transmission de données en mer
ou à terre.
Inmarsat-C: pour la transmission de petits volumes de données en
messagerie
Inmarsat-M et Inmarsat-Phone: mobiles très portables
Dernier né des standards Inmarsat, le service Inmarsat-RNIS de France
Télécom, lancé en février 2000, est la solution idéale pour les
entreprises internationales dont certains bureaux ou usines sont
délocalisés dans des zones non couvertes par les réseaux terrestres. Il
permet de téléphoner, d’échanger des données, d’envoyer des emails,
d’accéder à Internet à 64 kbit/s, de faire de la visioconférence, de
déployer et d’interconnecter des réseaux locaux ad hoc, en attendant la
mise en place d’une solution terrestre ou autre.
Compact, pouvant être transporté sans licence locale, l’Inmarsat-RNIS est
immédiatement opérationnel et s’intègre aisément dans l’architecture du
réseau de l’entreprise.
France Télécom lance de nouvelles offres à valeur ajoutée:
le Bureau Global offrant une messagerie email, une messagerie voix et fax
et un service carte d’appel;
l’offre Global C, ensemble de services maritimes développés par France
Télécom pour Inmarsat-C afin de pouvoir envoyer et recevoir des messages
professionnels et personnels et des données sur toutes les mers du globe.
la carte téléphonique prépayée Scratch and Phone permet aux marins ou aux
employés délocalisés d’entreprises terrestres de rester en contact avec
leur famille.
Près de 40 opérateurs de télécommunications vendent des minutes de
communications par satellite Inmarsat.
Longtemps seule solution pour communiquer en situation nomade, Inmarsat
doit faire face, depuis quelques années, à l’apparition de nombreux
concurrents.
Tout d’abord Iridium, dont l’un des actionnaires principaux est Motorola.
Ce dernier comptait séduire 4 millions d’abonnés dans le monde pour
rentabiliser ses 66 petits satellites positionnés en orbite passe. Il
s’est récemment déclaré en faillite sur le marché américain, victime
d’erreurs techniques et d’un marketing inadapté.
ICO (actionnaires principaux: Inmarsat, Hughes Space, BT et Deutsche
Telekom) devait lancer courant 2000 un réseau de satellites. Mais ICO
connaît lui aussi des difficultés. La société de télécommunication par
satellite devrait fusionner prochainement avec Teledesic, une autre
constellation de satellites détenue entre autres par Bill Gates. Les deux
sociétés devraient fusionner sous le nom de ICO-Teledesic Global. Une
dizaine de satellites en orbite moyenne seraient mis en œuvre. Il se
positionnerait comme une solution pour l’accès sans fil à Internet,
concurrent des systèmes terrestres de troisième génération.
Teledesic, pour sa part, comprendra environ 280 satellites en orbite
basse. L’ouverture de son service est prévue en 2003 ou 2004.
Autre acteur: GlobalStar, filiale de Loral Space & Communications. Il a
débuté la commercialisation de ses services mobiles, voix et données
depuis février 2000. Il utilise une constellation de 52 satellites, mais
ne couvre pas encore toute la planète. A ce jour, une quinzaine de
stations de ses opérateurs terrestres sont ouvertes (trente sont prévues
d’ici fin 2000).
Autre projet visant le marché de l’accès rapide à Internet par satellite:
Skybridge qui offrira partout dans le monde des services multimédias dès
2003.
Enfin, la compagnie de télécommunications satellitaires Thuraya, basée aux
Emirats Arabes Unis, lancera prochainement un réseau de communication
mobile par satellite. Thuraya est un réseau de satellites locaux pour
faire de la voix bas débit avec des petits terminaux. La mise en orbite de
ces satellites est prévue pour la fin de l’année.
(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 05/12/2000)

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