France Télécom refuse la régulation pour le FTTH

Par 23 août 2006
Mots-clés : Smart city, Europe

Alors que Bruxelles vient d'ordonner l'ouverture des réseaux haut débit pour l'allemand Deutsche Telekom, son homologue français, France Télécom, rappelle son désir de faire momentanément...

Alors que Bruxelles vient d'ordonner l'ouverture des réseaux haut débit pour l'allemand Deutsche Telekom, son homologue français, France Télécom, rappelle son désir de faire momentanément cavalier seul dans la fibre optique. Ainsi, il s'est opposé, lors d'une consultation menée par Bercy, à la régulation du réseau très haut débit en France.
 
Celle-ci avait pourtant figuré jusqu'à présent parmi les bons élèves de l'ouverture du réseau, en proposant parmi les premiers pays européens le dégroupage total. Aujourd'hui, le message est différent chez l'opérateur historique. Celui-ci, qui commence à exploiter les réseaux de fibre optique, les FTTH (Fiber To The Home), souhaite en effet conserver son monopole pendant un certain temps.
 
L'opérateur, qui précise qu'aucun groupe ne domine à ce jour le secteur émergent du très haut débit, invoque le fait que le VDSL, la technologie exploitée par Deutsche Telekom, nécessite des investissements inférieurs à ceux que la fibre optique requiert. Cette différence de coût et de risque justifie, selon le directeur exécutif du groupe chargé de la réglementation, Jacques Champeaux, une différence dans l'application de la réglementation européenne de la concurrence.
 
Paul Champsaur, président de l'Arcep, s'oppose fortement à ce point de vue. C'est à Bruxelles désormais de départager les responsabilités et d'éviter toute situation monopolistique.
 
(Atelier groupe BNP Paribas - 23/08/2006)

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