Fraude au clic: Google fait le point sur son dispositif de lutte

Par 30 octobre 2006
Mots-clés : Future of Retail, Europe

A l'occasion de la présence à Paris de Shuman Ghosemajumder, spécialiste interne de la fraude au clic chez Google, le leader des moteurs de recherche en a profité pour faire le point sur les...

A l'occasion de la présence à Paris de Shuman Ghosemajumder, spécialiste interne de la fraude au clic chez Google, le leader des moteurs de recherche en a profité pour faire le point sur les accusations de fraude au clic dont il fait l'objet. Et pour dévoiler un pan de son programme de lutte contre ce fléau.
 
La fraude au clic représente l'ensemble des clics qui, même s'ils sont réalisés sans intention d'achat ou de recherche d'information, sont facturés aux annonceurs.
 
Pour certains, l'attitude de Google ne serait pas totalement légale. C'est le cas du cabinet d'études Outsell Inc. qui, en juillet, avait dénoncé une facturation par Google de 15 % de clics frauduleux à ses annonceurs, soit une perte de 800 millions de dollars pour les annonceurs américains.
 
Pourtant, pour M. Ghosemajumder, "notre système filtre l'essentiel des clics non valides et des clics frauduleux, qui ne sont ainsi jamais facturés aux annonceurs. Par contre, certaines sociétés chargées d'étudier les logs des annonceurs croient voir des clics frauduleux chez leurs clients mais ils s'agit le plus souvent d'erreurs d'interprétation. Nous travaillons chez l'IAB pour définir une méthodologie et standardiser cette mesure".
 
Quoiqu'il en soit, le moteur de recherche, à l'heure où il vient d'annoncer un CA de 2.6 milliards de dollars au troisième trimestre, a préféré jouer la carte de la visibilité et dévoiler une partie de son dispositif anti-fraude.
 
A cet effet, Google a conçu une plate-forme capable de filtrer ces clics. Shuman Ghosemajumder a précisé que la firme procédait en trois étapes. "Nous avons regroupé plus d'une centaine de critères pour définir un modèle statistique. Si nous observons une déviation manifeste entre notre modèle et la réalité nous filtrons automatiquement le clic. Si la déviation est plus fine, nous passons au troisième niveau de contrôle avec une validation manuelle. Enfin, si un doute persiste, nous pouvons déclencher une enquête pour répondre à la demande d'un annonceur".
 
Google mise donc sur la transparence. D'autant que si des pratiques illégales étaient avérées, le moteur de recherche pourrait voir plusieurs de ses annonceurs se détourner de sa régie pour manque d'efficacité.
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 30/10/2006)

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas