Fraudes aux noms de domaine : l'Afnic alerte sur le slamming

Par 18 septembre 2006
Mots-clés : Digital Working

La multiplication des attaques sur Internet ne cesse d'enrichir le vocabulaire informatique... Nouveau en lice, le slamming, une escroquerie aux noms de domaines. Afin de limiter la recrudescence...

La multiplication des attaques sur Internet ne cesse d'enrichir le vocabulaire informatique... Nouveau en lice, le slamming, une escroquerie aux noms de domaines. Afin de limiter la recrudescence de ce nouveau type de détournements, l'Association française pour le nommage Internet en coopération, l'Afnic, vient de publier une mise en garde sur son site afin d'alerter des cyber-marchands et autres éditeurs en ligne encore trop crédules.
 
Pour l'association, le slamming consiste en des "pratiques illicites, fondées sur la tromperie, et visant à obtenir d'un titulaire de nom(s) de domaine ou de marque(s) qu'il souscrive à des services non sollicités en relation avec sa présence sur Internet". En clair : escroquer les détenteurs d'un nom de domaine en leur vendant, sous de faux prétextes, une prestation plus élevée que la normale.
 
Selon l'Afnic, trois modes opératoires sont principalement pratiqués. La fausse facture de renouvellement, tout d'abord, consiste en l'envoi d'un "avis d'expiration" du nom de domaine du client visé, qui prendra effet si celui-ci ne s'acquitte pas d'une certaine somme indiquée sous forme de facture. En signant ce document, l'internaute déclenche le transfert de son nom de domaine vers un nouveau prestataire, forcément beaucoup plus cher.
 
Deuxième technique recensée par l'Afnic : la pression psychologique, qui cible les entreprises. Celles-ci reçoivent un courrier leur indiquant qu'un de leur client s'apprête à déposer un ou plusieurs noms de domaine identiques ou proches du nom de leur société. Jouant le rôle du bon Samaritain, le prestataire "slammeur" invite alors celle-ci à déposer ces noms avant son concurrent… et ce à des prix très élevés.
 
Enfin, les arnaqueurs pratiquent la technique du "faux registre", qui vise à contacter des entreprises en leur précisant l'obligation légale d'apparaître dans un annuaire, faux documents d'apparence officielle à l'appui. L'Afnic précise que ce "texte laisse planer un doute sur le caractère obligatoire de ce 'référencement', mais les victimes ayant signé la proposition reçoivent un véritable annuaire accompagné d'une facture de plusieurs centaines d'euros".
 
L'association consacre une partie de son communiqué aux précautions à prendre, comme l'obligation de ne passer que par le bureau d'enregistrement auquel la gestion du domaine a été confiée. Car avec l'ouverture récente de l'extension ".fr" aux particuliers, c'est toute une population d'internautes plus ou moins au fait des pratiques de l'adressage qu'il faut alerter.
 
(Atelier BNP Paribas – 18/09/2006)

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