Fuji investit dans la technologie numérique. Que ce soit chez Kodak ou

Par 29 août 1997

Fuji, on se demande comment effectuer doucement la transition entre la photographie traditionnelle 24 x 36 reposant sur le film argent et la technologie numérique. Dans un premier temps, les deux gr...

Fuji, on se demande comment effectuer doucement la transition entre la
photographie traditionnelle 24 x 36 reposant sur le film argent et la
technologie numérique. Dans un premier temps, les deux groupes en créant
un nouveau standard photo, en association avec Canon, Minolta, Nikon, ont
tenté d'apporter une première réponse. Mais jusqu'à présent, l'APS
"Advanced Photo System" vendu en moyenne 20 % plus cher que l'argentique
classique n'a pas connu un succès foudroyant. Tout en mettant de plus en
plus l'accent sur le numérique, Fujifilm continue à développer le vieil
argentique. Minoru Ohnishi, PDG de Fuji Photo Film, estimant que les deux
technologies sont "complémentaires", tente d'ouvrir une troisième voie,
celle des systèmes "hybrides" mariant les deux. Ainsi très bientôt, côté
traditionnel, Fujifilm lancera un nouveau concept de film négatif 24 x
36, "Superia" dont l'émulsion a profité des améliorations apportées par
l'APS. Côté numérique, un nouveau service pour les magasins photo sera
lancé. Les clients pourront ainsi graver des photos sur disque compact,
faire des tirages à partir de ce support ou bien imprimer des photos
réalisées avec un appareil numérique. De plus, les clients pourront
commander, via Internet, des tirages de photo qu'ils auront tout d'abord
fait stocker sur le réseau. Un "minilab" quasi "universel" pouvant traiter
aussi bien les photos numériques que les films 135 et les films APS a été
mis au point par Fuji afin de faire fonctionner ce service disponible le
mois prochain au Japon et en novembre aux Etats-Unis. Cet appareil hybride
sera le seul équipement de photofaçonnage au monde à pouvoir développer
également les diapositives. Dans un premier temps, seul le service sur
Internet sera proposé en France. Kodak, de son côté, vient d'annoncer le
prochain lancement aux Etats-Unis d'un service de stockage des photos sur
le réseau mondial. Le groupe Fuji concentre ses efforts sur les Etats-Unis
et la Chine où il commencera, avant la fin de l'année, la production
d'appareils photo APS et numériques. Toutefois, l'Europe n'est pas pour
autant oublié, puisque il vient d'acheter, en France, 100 % de ses
filiales françaises à la famille Develay qui détenait la totalité du
capital de Fujifilm France et 50 % des laboratoires Fujifilm. Avec environ
un quart du marché (hors minilab), Fuji est en France le numéro un du
photofaçonnage devant Kodak.
(Les Echos - 29/08/1997)

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