Les fusions bancaires pourraient être menacées par le bogue de l'an 2000.

Par 08 février 1999
Mots-clés : Digital Working, Europe

Une pause brutale des concentrations bancaires pourrait s'imposer à partir de la deuxième partie de l'année au regard de l'étendue des préparatifs techniques que réclame le passage à l'an 2000. Co...

Une pause brutale des concentrations bancaires pourrait s'imposer à partir
de la deuxième partie de l'année au regard de l'étendue des préparatifs
techniques que réclame le passage à l'an 2000. Comme le reconnaît un
banquier d'affaires "les équipes de services informatiques planchent, dans
le cadre d'un projet de rapprochement, sur la compatibilité des deux
plates-formes, voire sur un début d'intégration et non plus, du moins à
100 % sur le passage à l'an 2000". Selon un expert bancaire, c'est
d'autant plus vrai que "la prise en compte d'une informatique que l'on ne
connaît pas est primordiale dans une opération de rachat, surtout dans le
cadre du passage à l'an 2000, même si l'intégration technique peut prendre
des mois, voire des années".
Les autorités de tutelle, voulant éviter tout risque systématique,
pourraient demander le report des premiers travaux d'intégration des
systèmes informatiques, ce qui obligerait ainsi les établissements à
accélérer, dans un premier temps, les fusions en cours puis, à défaut, de
les reporter de plusieurs mois avec tous les risques stratégiques
inhérents.
Une circulaire de l'Association française des banques en France serait en
préparation et pourrait sortir dès ce mois-ci.
(La Tribune - 08/02/1999)

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