Le futur des interactions homme-machine naît dans les hôpitaux

Par 10 septembre 2009
Mots-clés : Smart city

Les avancées technologiques à usage médical sont nombreuses. Développées pour répondre à des besoins très particuliers, elles finissent souvent par être utilisées à des fins tout autres par le grand public.

Avec le militaire, le secteur médical est souvent présenté comme l’un des plus dynamiques en termes d’innovations technologiques. Bon nombre des avancées technologiques qui y sont développées trouvent une application grand public quelques années plus tard. Ce fut le cas par exemple de la reconnaissance vocale, d’abord destinée à des patients incapables d’utiliser un clavier : elle équipe aujourd’hui de nombreux téléphones mobiles, ainsi qu’une multitude de services téléphoniques. Pour en arriver là, il a fallu passer de la confidentialité des laboratoires de recherche à une industrialisation plus massive. Interrogé par l’Atelier, une porte-parole de l’Inserm* dévoile les projets en cours. Elle explique que l’institut travaille actuellement à un système qui permettra de faire fonctionner un ordinateur par la pensée.
Des projets ambitieux
Le projet, baptisé OpenVIBE, est un logiciel qui traite les signaux électriques liés à l’activité cérébrale pour les traduire en commandes pour des machines. On imagine sans peine les possibilités offertes par un tel système dans la vie courante. L’Inserm travaille également à un projet de robot capable d’apprendre, qui pourra apporter un soutien aux personnes âgées ou handicapées. D’autres innovations commencent à pénétrer les hôpitaux. « Actuellement, on se dirige de plus en plus vers la miniaturisation des techniques médicales, explique à l’Atelier Martine Decouvelaere, Présidente de l’Association Française des Ingénieurs Biomédicaux. « Dans 10 ou 15 ans, on verra apparaître des micro ou des nano-capteurs capable d’apporter un suivi médical quotidien de manière plus fine et continue que ce qui se fait actuellement avec des électrodes ».
Le médical à la pointe de la technologie et de la sécurité
Si le domaine médical est tant à la pointe, c’est avant tout pour deux raisons. D’une part, c’est un secteur où la recherche est fortement soutenue, que ce soit par les institutions publiques ou au travers de financements privés. D’autre part, certains patients ont un besoin si marqué, qu’ils constituent un marché même lorsque les technologies utilisées sont encore à parfaire. Autre avantage pour le consommateur, les projets développés dans le cadre du domaine médical subissent une batterie de tests destinés à assurer leur sécurité. « La recherche est effectuée par des laboratoires technologiques, explique Martine Decouvelaere, mais ce sont les CHU qui assurent la recherche clinique ». Et les hôpitaux ne sont pas du genre à badiner avec les risques pris par leurs patients.
*Institut National de la Santé et la Recherche Médicale

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