Future Control, la version 2.0 de Google Now ?

Par 18 mars 2014 1 commentaire
future control

Un algorithme développé par un designer israélien pourrait prédire le futur et conseiller personnellement son utilisateur.

Juin 2012, lors de la conférence I/O, Google révèle Google Now, un assistant personnel intelligent promettant aux utilisateurs d’Android "toujours un temps d’avance". Basée sur la reconnaissance vocale, le traitement du langage naturel et la synthèse vocale, l’application apporte notamment des réponses, fait des recommandations et propose de déléguer certaines actions. En s’appuyant sur les recherches et produits développés par Google pour cette application, Dor Tal, un designer israélien a développé Future Control. Ce nouveau concept développé au sein l’Académie Bezalel d’Arts et de Design de Jérusalem fait, pour sa part, une promesse pour le moins audacieuse : prédire le futur. Composé d’un bracelet électronique et d’un projecteur qui communiquent entre eux, cet objet connecté promet d’informer l’utilisateur des évènements qui vont se produire dans les heures ou jours à venir et de prédire ses envies futures.

Personal reminder

En effet, le service Google Now permettait déjà de relier toutes les informations présentes sur les comptes Google (Gmail, Maps, Drive, Agenda, etc.) de l’utilisateur, d’en faire une synthèse et de proposer des suggestions sur mesure en fonction des habitudes de chacun. Future Control va plus loin dans la collecte en récupérant tout un tas de data sur son utilisateur : messageries, réseaux sociaux, localisation, appels, agenda, comptes bancaires, etc. Et ne s’arrête pas là, car la collecte d’informations s’étend aussi aux proches de l’utilisateur. Ce projet, basé sur l’intelligence artificielle, se veut être l’assistant personnel du futur en prenant en compte l’entourage, il pourra ainsi prédire ce que l’utilisateur fera en fonction. Future Control se décline sous deux supports: le bracelet qui intègre un micro-projecteur permettant d’afficher sur la main les recommandantions et une frise chronologique et le projecteur permettant d’afficher sur un mur au bureau ou chez soi.

Possibilités et limites

Cet outil connaîtra ainsi les derniers films que l’utilisateur a vus, le dernier restaurant où il s’est rendu, le dernier voyage qu’il a fait mais surtout avec qui il était à ce moment-là. Grâce au croisement des informations, Dans une vidéo illustrant le projet, un jeune homme est prévenue que sa fiancée est triste car elle a eu une surcharge de travail et a informé par message un de ses proches. Ainsi, Future Control suggère au jeune homme d’acheter des fleurs à cette dernière. L’application peut également anticiper que l’utilisateur va pouvoir jouer au basket compte tenu de la météo ou du fait que ses amis sont en train de parler de planifier un match. En soi, cet objet offre des opportunités intéressantes pour les marques et le e-commerce qui pourront ainsi offrir leurs services en fonction des recommandations faîtes par l’assistant personnel. Mais l’on peut toutefois s’imaginer les questions problématiques quant à la confidentialité et la sécurité des données qui peuvent se poser.

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1 Commentaire

Les récentes annonces de Google étaient plutôt sensées... celle-ci est tout simplement risible.

Sur quelles bases ce concept repose-t-il ?
S'il s'agit d'utiliser des ontologies "généralistes", au sens des travaux du W3C sur le Web sémantique, c'est une impasse : connaissance, intelligence ou perception (interprétation de l'information) sont des notions autoréférentielles qui ne peuvent être ni standardisées ni modélisées de façon générique. Elles dépendant de facteurs innés mais aussi acquis et, chez l'humain, d'une capacité à réfuter... ce qui ne permet pas à une intelligence tierce de tout anticiper chez lui.

S'il s'agit d'influencer l'utilisateur afin de le rendre disposé à réaliser par lui-même le futur qui lui est suggéré... alors cela peut marcher. Mais ce n'est plus tout à fait la même histoire à raconter.

Philippe GAUTIER
http://www.i-o-t.org

Soumis par Philippe GAUTIER (non vérifié) - le 19 mars 2014 à 12h51

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