Gandi flexibilise l'hébergement

Par 10 octobre 2008
Mots-clés : Digital Working, Europe

Le gestionnaire de noms de domaines a mis au point un système de serveurs virtuels à ressources dédiées en "Cloud infrastructure". L'allocation de puissance s'adapte instantanément aux besoins du client.

Premier gestionnaire de noms de domaines français avec environ sept cent cinquante mille NDD actifs, Gandi.net vient de lancer en version finale l’offre d’hébergement qui était déjà proposée à ses clients depuis neuf mois en beta. Tirant parti de l’hyperviseur Xen, Gandi a élaboré un système de serveurs virtuels mais à ressources dédiées. Chacune de ses machines (des serveurs Dell à processeur Quadri AMD avec 16 Go de RAM) est divisée en soixante quatre parts égales réparties entre clients en fonction de leurs besoins. Les ressources sont adaptables à tous types de serveurs : Web, stockage, messagerie, etc. Leur création prend cinq minutes et l’allocation de ressources, sans engagement, se fait à la volée, ce qui permet une réactivité maximale en cas de besoins. "Un client qui fait du jeu en ligne peut par exemple demander plus de puissance au moment où il constate un pic de fréquentation sur son site", explique à L’Atelier Nicolas Lhuillery, Directeur du Produit Gandi.
Augmentation de puissance à la volée
D’un point de vue technique, le service est incomparable à ceux proposés en France dans la mesure où il se situe justement à mi-chemin entre solutions virtuelle et dédiée. Il s’agit certes d’hébergement virtuel. "Les serveurs dédiés sont souvent sur ou sous-dimensionnés et peuvent tomber en panne." Au contraire, le virtuel permet de migrer vers un autre serveur en cas de panne d’une machine ou d’un équipement réseau. "De toute façon, étant donnée la période de rationalisation énergétique et économique, l’adoption du virtuel est inévitable." Mais l'hébergement Gandi n’a pas les défauts des offres de type virtuozzo. Lesquelles s’apparentent plus à un système de mutualisation compartimentée où il y a un risque de surbooking. "Chez nous, on ne vous donne pas une machine en entier mais on garantit les ressources qu’on vous alloue, y compris la bande passante. Elles restent à vous, même si vous ne les utilisez pas toutes".
« Cloud infrastructure »
A noter : des experts américains ont déjà trouvé un nom à la technologie Gandi : "cloud infrastructure". "Je n’aime pas beaucoup les buzz words mais il est vrai que nous ne nous servons pas de notre architecture en grille pour fournir directement du service comme le font Google ou Amazon mais des ressources dédiées prises sur l’ensemble de celles dont nous disposons sur des centaines de machines dans plusieurs centres serveurs". Un serveur client peut ainsi, en fonction du temps, migrer d’une machine physique à une autre. Commercialisé à partir de dix euros HT par mois la part de machine, le service de Gandi est plus accessible que bon nombre de solutions. Quatre mille clients se sont déjà créés près de dix mille serveurs. Ils bénéficieront d’ici la fin de l’année d’un nouveau service intitulé "AutoFlex", lequel devrait encore accroître la flexibilité du système en adaptant automatiquement la puissance d’un serveur aux besoins du client sans qu’il n’ait même plus besoin d’en faire la demande.

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