La garantie des produits se détermine maintenant avant leur fabrication

Par 27 mars 2009

Prédire les erreurs lors du processus de production est synonyme de produits plus résistants. Pour les fournisseurs, c'est aussi la promesse d'une diminution des coûts associés aux garanties fabricants.

Les garanties coûtent cher à ceux qui les fournissent. D'où la nécessité d'améliorer en amont la fiabilité des produits. Jusque-là, rien de bien original. Ce qui l'est, c'est que pour y parvenir, une équipe de la Texas A&M International University a mis au point un système qui prend en compte les deux types d'erreurs qui apparaissent lors du processus de production : les erreurs matérielles (espérance de vie du produit, usure...) et celles qui ne rentrent pas dans cette catégorie. Ces dernières sont d'après Tongdan Jin professeur assistant à la Texas A&M International University "les bogues logiciels, les faiblesses de conception, les problèmes de montage ou encore les problèmes de procédés". Jusqu'à présent, les solutions existantes ne permettaient pas de concilier les deux.
Un modèle prédictif qui s'adapte à toutes les industries
Le temps et les coûts de vérification étaient donc plus élevés. La méthode a été mise en application dans la conception de systèmes électroniques complexes. Toutefois Tongdan Jin explique à L'Atelier "qu'elle peut être appliquée à tous les domaines de l'industrie manufacturée". Grâce au modèle prédictif, les chercheurs sont capables de prévoir combien d'échecs se produiront à l'avenir. Il suffit ensuite de calculer la quantité d'expédition prévue par système et le nombre d'erreurs potentielles pour estimer si le coût de garantie est plus important que le coût de retour aux fabricants.
Une fabrication internationale qui favorise les erreurs non liées aux matériels
Selon Tongdan Jin, un tel logiciel est d'autant plus nécessaire que les erreurs non matérielles se multiplient lors des transports mais également à cause de problèmes d'harmonisation qui résultent des différentes étapes de conception. Raison invoquée : "Le système est souvent élaboré par des ingénieurs dans les pays développés. Les programmes le sont dans des pays à moindres coûts comme l'Inde. Enfin, le tout est assemblé en Chine puis utilisé dans le monde entier". Les auteurs conseillent du coup d'utiliser un ingénieur logiciel de l'entreprise pour développer le code plutôt que de sous traiter "ce qui augmente considérablement la fiabilité du logiciel", précise à L'Atelier Tongdan Jin "mais coûte plus cher au début".

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