"Pour généraliser le m-banking, il faut renforcer le sentiment de sécurité"

Par 16 octobre 2009
Mots-clés : Smart city, Europe

Les applications de banque mobile se développent, mais les véritables enjeux concerneront leur sécurisation et la possibilité d'effectuer des transactions. Trois questions à Nicolas Métivier, PDG de Clear2Pay.

Clear2Pay était présent à l'amphithéâtre Bergère le 13 octobre pour un Atelier consacré à sa nouvelle suite de m-banking transactionnelle et sécurisée, Pocket Banking.
L'Atelier : Que reste-t-il à faire pour généraliser les solutions de banque mobile en France ?
Nicolas Métivier : Pour que la banque mobile se développe vraiment, il faut renforcer le sentiment de sécurité des utilisateurs. On manipule de l’argent qui leur appartient sur un appareil qui peut être facilement volé. Le téléphone devient comme une carte bleue. Parmi les solutions envisagées, on peut penser à la possibilité de désactiver l’application en ligne en cas de perte ou de vol. L’utilisation de systèmes de log-in sécurisés comme les Digipass est également de nature à rassurer les usagers.
Un problème de sécurité uniquement, alors.
Non, il est aussi nécessaire que la banque mobile acquiert un véritable statut. Elle est encore souvent considérée comme un produit marketing, un service proposé en complément de la banque en ligne. Ce qu’il faudrait voir se développer de manière plus approfondie, par exemple, c’est le porte-monnaie virtuel. A l’étranger, le paiement d’argent par SMS se développe.
Des pronostics sur le futur proche de la banque mobile ?
On devrait quand même observer une évolution. La possibilité de proposer des services en temps réel est une opportunité pour les consommateurs comme pour les opérateurs bancaires. La dématérialisation de l’argent va également créer de nouvelles opportunités : on va voir le développement de nouveaux services mobiles comme le paiement de personne à personne. L’arrivée de nouveaux acteurs n’est pas à exclure non plus, même s’il est vrai que les banques françaises favorisent le développement interne et font peu appel à des prestataires extérieurs.

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