La géolocalisation se personnalise pour servir

Par 20 août 2008

Générer ses propres plans et les simplifier pour mieux se repérer. Tel est l'objectif de l'université de Berkeley, qui développe un logiciel de positionnement géographique s'adaptant aux besoins de l'utilisateur.

Les nouveaux systèmes de géolocalisation sont de plus en plus précis et de plus en plus performants. Avec les services comme Google Map ou Microsoft Live, les utilisateurs se voient offrir toujours plus d'informations sur le trajet à parcourir ou leur situation dans la ville.Données en 3D, noms des rues les plus petites, foison de monuments et repères...Au final, une telle abondance d'information peut déstabiliser le touriste perdu, ou le promeneur au sens de l'orientation limité. C'est pour ce type de public, qu'une équipe de chercheurs de L'université de Berkeley a décidé d'élaborer un système de géolocalisation personnalisé et sélectif. L'idée : lorsqu'on est perdu, il est plus simple de se diriger avec le minimum d'informations, mais ces dernières doivent être les plus pertinentes possibles. L'équipe a développé un logiciel qui permet à ses utilisateurs de générer leurs propres cartes, pour les lieux de leur choix, en y faisant apparaître seulement les données qui les intéressent.
Etablir une classification des repères
Par exemple, le piéton peut choisir de ne voir apparaître sur son plan que les bâtiments historiques et les axes majeurs, afin de mieux se repérer. Pour permettre cette sélection, l'équipe a travaillé sur la ville de San Francisco, et y a effectué une classification des différents monuments de la ville, comme autant de repères. Ils ont ainsi établi trois groupes. Le premier, qu'ils ont qualifié de "sémantique", réunit tous les bâtiments qui ont une signification culturelle. "Un théâtre par exemple est un repère culturel", indique Floraine Grabler. "Il y a aussi des repères virtuels, c'est la deuxième catégorie : c'est la couleur et la forme du bâtiment qui le rend distinct". Enfin le troisième groupe est celui baptisé "structurel" : il s'agit des lieux qui occupent des positions stratégiques, comme un croisement ou une place. Cette classification des sites de San Francisco a servi de base aux chercheurs, qui les ont notés et ont établi un seuil de "repérabilité" pour chacun. Cette notation définit au final si le bâtiment sera présent ou non sur la carte, pour aider l'utilisateur à se situer.
Affichage 3D ou oblique
Ce dernier a ensuite deux possibilités pour afficher son plan : une projection en 3D, ou bien une présentation en oblique, permettant d'appréhender les bâtiments sous tous leurs angles. Afin que les immeubles représentés sur la carte ne dissimulent pas les routes ou places situées dans leur zone, les utilisateurs peuvent choisir de réduire l'échelle à laquelle ils apparaissent, afin d'avoir une vue dégagée. Autre particularité du système : la possibilité d'éditer des cartes en fonction de nos intérêts. Ainsi, lors d'une journée shopping, l'utilisateur peut générer un plan qui lui indiquera les meilleurs endroits pour faire ses achats. En soirée, il pourra éditer une nouvelle carte lui situant les restaurants et bars qui peuvent l'intéresser. Pour l'instant, le projet est limité à la ville de San Francisco. Il a été présenté lors du Siggraph, se déroulant la semaine dernière à Los Angeles.

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