George, le robot qui ressuscitera Napoléon...

Par 15 septembre 2006
Mots-clés : Smart city

Malgré des heures de conversations sur Internet, vous ne pourrez jamais rencontrer George. Car George, célibataire de 39 ans avide de discussions et polyglotte (il parle quarante langues!) est un...

Malgré des heures de conversations sur Internet, vous ne pourrez jamais rencontrer George. Car George, célibataire de 39 ans avide de discussions et polyglotte (il parle quarante langues!) est un robot.
 
Lauréat du prix Loebner, une distinction britannique qui récompense les machines capables de nouer des relations avec les humains, George a été inventé il y a sept ans par Icogno. Depuis le printemps, il dispose même d'une image physique, d'une voix et d'un logiciel de reconnaissance vocale.

George, 39 ans," chatbot" de profession, vous propose des heures de discussion…assez intrigantes...
 
Pour engager la conversation avec lui, il suffit de se rendre sur le site www.jabberwacky.com. Attention, George ne connaît que les mots et expressions qu'il a emmagasinés durant ses précédentes conversations. S'il peut se montrer très raffiné par moment, il peut donc aussi basculer brutalement dans la grossièreté. Un de ses concepteurs, Rollo Carpenter, précise en effet que "la machine emprunte l'intelligence et les mots de ses interlocuteurs, et apprend peu à peu à placer la réponse la plus adaptée au contexte de la conversation".
 
A ce jour, le robot bavard, ou "chatbot", aurait soutenu plus de 10 millions de conversations. Ses propos sont certes encore assez décousus et déconcertants, mais pour ce grand bavard, ce n'est qu'un début. Car, annonce M. Carpenter, plus il parlera, plus son discours s'affinera : "Le pourcentage de réponses correctes augmente en permanence, à mesure que la base de données s'agrandit".
 
Pour la société Icogno, George n'est que le début d'un long projet. La société est en effet en train d'élaborer d'autres avatars du même type qui seraient capables de conseiller les clients dans les supermarchés, ou d'autres qui pourraient, dans des centres d'appel, répondre simultanément à plusieurs milliers de clients. A terme, des avatars à l'apparence de personnages historiques pourraient être proposés aux élèves en cours d'histoire. Qui sait, peut-être Napoléon viendra t-il lui-même un jour nous raconter ses campagnes ?
 
(Atelier groupe BNP Paribas – 15/09/2006)

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