La gestion des crises humanitaires passe par les nouvelles technologies

Par 14 janvier 2011
Bouée ordinateur

Les plates-formes de partage et autres outils sociaux sont primordiaux pour assurer une meilleure coopération entre les acteurs clés, et permettre une diffusion étendue de l'information.

Face aux conséquences d’une crise humanitaire, la gestion de l’information est un enjeu crucial qui trouve un terrain d’amélioration grâce aux nouvelles technologies, souligne dans un rapport une équipe de spécialistes de l’université d’Harvard, du Georgia Institute of Technology et de la fondation ICT4Peace. Les auteurs insistent sur le rôle majeur des technologies de l’information et de la communication dans la prévention des conflits, la construction et la préservation de la paix, ainsi que dans la réponse à une crise internationale. Plusieurs recommandations sont ainsi émises dans le rapport. Tout d’abord, s’assurer de l’efficacité réelle des systèmes actuels de gestion de l’information critique. Ensuite, développer des mécanismes pour une meilleure coopération entre les acteurs clés, comme les Nations unies ou d’autres agences internationales.

L’information partagée en temps réel

Et intégrer de nouveaux partenaires dans ces processus de collaboration, comme les fournisseurs de plates-formes de crowdsourcing ou de solutions permettant de récupérer de l’information via les médias sociaux. Les outils de partage de l’information donnent en effet aux agences la possibilité de s’adresser en temps réel aux populations locales. L’interopérabilité des systèmes est à cet égard une question fondamentale qu’il faut s’attacher à régler au plus vite, selon les auteurs du rapport. Car l’enjeu est de toucher le plus grand nombre, aussi rapidement que possible. Autre point important : il est essentiel de prendre en compte le caractère négatif des nouvelles technologies, dans certains cas : comme le risque de compromettre la sécurité d’une personne dans des situations de conflits, par exemple.

Des approches plus intégrées

Par ailleurs, les approches doivent être plus "intégrées" qu’elles ne le sont à présent, où l’on résout trop souvent les problèmes au cas par cas, en fonction de la situation. "Il y a eu un progrès notable dans l’amélioration de la réponse internationale aux crises via l’utilisation efficace de technologies innovantes dans la gestion de l’information", reconnaît Daniel Stauffacher, co-fondateur et président de l’ICT4Peace Foundation. Avant de nuancer : "Cela étant, il reste un long chemin à parcourir". Selon lui, il est nécessaire de se concentrer sur la manière d’extraire et de vérifier les données prélevées grâce au crowdsourcing."Et les bons mécanismes et outils pour une gestion coordonnée de l’information sont encore à définir”.

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