La gestion de sa e-réputation bien entrée dans les moeurs de la génération Y

Par 01 juin 2010 3 commentaires
Mots-clés : Future of Retail

Si les moins de trente ans sont ceux qui s'exposent le plus sur le web, ce sont aussi les plus vigilants en ce qui concerne la nature des données divulguées. Notamment parce qu'ils en mesurent les retombées professionnelles.

Alors que les données personnelles postées sur le Net se multiplient, les internautes sont nombreux à prêter attention au contrôle de leurs profils. Et plus particulièrement les jeunes, qui se révèlent être les plus vigilants quant à l'accessibilité de leurs données, constate une étude du Pew Research Center. D'après une enquête de ce cabinet d'étude, deux tiers des répondants de 18 à 29 ans ont affirmé avoir déjà modifié leurs paramètres de confidentialité pour limiter l'accès à leurs informations personnelles. "Internet est un espace de vie, où les jeunes s'affranchissent des codes secrets de la société", confirme à L'Atelier Fadhila Brahimi, conseillère en stratégie de présence et directrice du Blog du personal branding. Et d'ajouter : "s'ils sont plus transparents que leurs aînés sur leur vie personnelle, ils sont aussi conscients de la portée marketing du web".
40% des jeunes internautes ont déjà supprimé leurs noms de photos publiées sur le Net
Une donnée qui pourrait expliquer la raison de ce contrôle, explique la spécialiste : "les 18-29 ans sont lucides quant à l'utilité de ces réseaux pour leurs projets professionnels, et pour cette raison, ils essayent au maximum de sécuriser leur profil tout en le valorisant". Au regard de l'étude, il apparaît d'ailleurs que de nombreux jeunes internautes affinent les données transmises en ligne et suppriment les informations indésirables qui apparaissent sur eux. Ainsi, près de la moitié affirme avoir déjà supprimé des commentaires les concernant, et un peu plus de 40 % reconnaissent avoir modifié leurs noms sur des photos sur lesquelles ils étaient exposés. "Si encore très peu d'entreprises utilisent le web comme une base de données pour le recrutement, les jeunes ont cependant conscience qu'un profil trop exposé pourrait les desservir", ajoute la consultante.
Des adultes moins méfiants quant à leurs profils online
A l'inverse, les adultes apparaissent moins méfiants. Seul un tiers des 30-49 ans et un quart des 50-64 ans expliquent avoir déjà pris des mesures pour limiter l'accès à leurs données personnelles. Pour la spécialiste, ces chiffres s'expliquent par le fait que ces générations s'exposent moins sur la Toile : "les plus de trente ans sont beaucoup plus silencieux quant à leur vie. Et en même temps, ils assument beaucoup plus le peu de données qu'ils exposent sur Internet", précise Fadhila Brahimi. Malgré ces disparités entre les générations, l'étude démontre que d'une manière générale la surveillance s'accroît. Près de 60 % des personnes interrogées – tous âges confondus - indiquent avoir déjà vérifié sur les moteurs de recherche les informations reliées à leur nom. Soit une augmentation de près de 10 % comparée à la même information, il y a quatre ans. A noter : l'étude est basée sur une enquête téléphonique qui a été menée auprès de plus de deux mille adultes américains.

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3 Commentaires

Il est clair qu'à force de parler de l'e-réputation et des malversations présumées de Facebook et autres plateformes communautaire, leurs plus grands utilisateurs allaient finir par réagir. Tant mieux :)

Soumis par Blog SEO - Vince (non vérifié) - le 01 juin 2010 à 22h43

Consultante freelance, j'ai également la chance d'enseigner le emarketing à différentes promos de l'université de Nice... Et je suis horrifiée de la relation qu'ont mes étudiants à leur 'image'.
Certes, ils ont a peu près compris les paramètres de confidentialité, mais ne voient pas le danger de publier des photos compromettantes ou trouvent frustrant de devoir faire attention à la nature de leurs propos.
Suis pas sure que la nouvelle génération , avec sa meilleure maîtrise 'technique' des outils, soit pour autant plus attentifs à l'image qu'ils véhiculent.
J'ai même eu droit à un "Moi, M'dame, si un recruteur m'embauche pas parce qu'il y a des photos de moi sur FB où je fume de l'herbe, c'est que le job est pas pour moi" (Niveau Master, je précise).
Ouch.

Soumis par Sophie Gironi (non vérifié) - le 02 juin 2010 à 11h18

@Sophie: Je n'ai plus vingt ans depuis bien longtemps, mais si tous — ne rêvons pas — si la majeure partie des salariés avaient une attitude aussi saine vis à vis de leur employeur que l'étudiant que vous citez, ne croyez-vous pas que nous nous en porterions tous mieux ?

En vous lisant, je ne suis pas navré par sa réaction, mais par ce que votre position révèle de la manière dont vous concevez le rôle d'un enseignant d'université.

Une fois la fâcherie générée par mon propos passée, réfléchissez-y avant de vous endormir un de ces soirs.

Soumis par Abiram (non vérifié) - le 14 juin 2010 à 17h26

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