Google et Microsoft dessinent les futurs dossiers médicaux sur le web

Par 03 février 2009
Mots-clés : Smart city

La gestion en ligne des informations santé devient un véritable marché. Pour aider à la mise au point de la plate-forme idéale, User Centric a comparé la navigation sur celles qui sont proposées par les deux géants de la recherche.

Google Health propose une navigation simple et rapidement compréhensible dans ses données médicales. Celui de Microsoft, HealthVault, autorise l'enregistrement d'un nombre important de détails sur son état de santé. Voilà l'une des conclusions tirées par l'institut User Centric, qui s'est attaché à définir quels étaient les points fort et faibles de ces deux interfaces en termes d'expérience utilisateur. Le but n'étant pas de réaliser un simple comptage des points, mais d'identifier les éléments clés en matière d'expérience au niveau des applications et du design. Pour réaliser son étude, User Centric a demandé à trente volontaires de naviguer sur les deux sites et d'indiquer leur niveau de satisfaction sur plusieurs critères : simplicité d'usage, utilité, sécurité, respect des données privées et niveau de confiance. Résultat : les internautes ont besoin d'un outil à la prise en main rapide. Sont ainsi appréciés chez Google la page d'accueil sommaire, l'information concentrée, et le rajout par simple pop-up de résultats de tests médicaux.
Favoriser une navigation persistante
Ou encore la réception d'un message de confirmation après la création de son profil. Les volontaires regrettent cependant le manque de lisibilité sur la manière d'entrer des informations. Pour les participants, il est nécessaire d'obtenir des instructions précises, avec par exemple l'ajout d'un bouton "créer". Ce point négatif est propre aux deux sites. Au niveau de la gestion de l'information, les volontaires veulent entrer dans les détails de leur dossier de manière rapide et aisée. Un aspect bien compris par Microsoft, qui propose aussi le téléchargement de dossiers médicaux dans son profil. Google est plus à la traîne dans ce domaine. Le fait de devoir passer de fenêtre en fenêtre pour entrer des informations supplémentaires (dosages...) sur son état est considéré comme décourageant. Autre exigence : l'information doit être hiérarchisée mais également accessible en permanence. Google Health, par exemple, propose un affichage des différentes rubriques par onglets.
Un langage clair et un niveau de sécurité élevé
Microsoft aussi, mais de manière plus complexe. Sans grande surprise, un langage simple est préféré au jargon médical, ce qu'a tendance à utiliser Microsoft. Sur le plan de l'utilité, ce dossier doit jouer son rôle médical en étant capable d'identifier automatiquement des anomalies : l'option d'alerte en cas d'interaction est ainsi très appréciée sur Google. Celle pour trouver un docteur rencontre un succès limité car elle manque de précision (localisation, couverture par l'assurance...). Quant à la fiabilité des informations présentées, elle serait grandie si les deux sites spécifiaient plus clairement leurs sources. Enfin, au niveau de la sécurité, une appréhension demeure quant à la circulation d'informations privées, avec un avantage pour Microsoft plutôt dû à son image qu'à son interface. Un certain niveau d'authentification doit être encouragé.

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