La gouvernance informatique elle aussi stratégique pour l'entreprise

Par 02 août 2010
Mots-clés : Smart city

Le secteur informatique doit être considéré comme un pilier pour la croissance des compagnies. Cela nécessite du coup un modèle adapté, en fonction de la nature et des besoins des sociétés. Mais aussi une meilleure collaboration entre les départements.

Si la gouvernance financière des entreprises - corporate governance - est en général la priorité des responsables, il ne faut pas négliger celle associée aux systèmes d'information, rappelle Arthur D. Little. Pourquoi ? Parce qu'elle est un des moyens de renouer avec la croissance. D'où la nécessité d'aligner les deux stratégies. Si l'on en croit l'étude menée par le cabinet, les professionnels en sont conscients :  près de 40% des directeurs des systèmes d'information sont insatisfaits de la gouvernance informatique de leur entreprise. Et près de la moitié s'apprête à y apporter des changements. Reste que pour y parvenir, il est nécessaire de ne pas appliquer une approche unique, qui ne serait pas adaptée aux besoins de son entreprise. "L'idée selon laquelle la stratégie qui vaut pour une compagnie le vaut pour toutes est un mythe", souligne ainsi Fabian Dömer, consultant en gestion de l'information et l'un des auteurs de l'étude.
Un partage des responsabilités entre le secteur informatique et business
Dans ce sens, le cabinet propose trois démarches différentes en fonction de l'activité des sociétés. Première approche : un modèle centralisé, baptisé "Canteen". Celui-ci est destiné aux entreprises ayant  peu de diversité de produits, et dont l'un des buts est la rationalisation des coûts. Et le cabinet de citer l'exemple des compagnies aériennes. Parmi les ingrédients à adopter, celui de structurer les départements technologiques par secteurs techniques. Deuxième : un modèle décentralisé, intitulé "A la carte" et destiné aux entreprises dites hétérogènes ou les holdings. Comme les sociétés financières ou les producteurs d'une large palette de produits. Ici, chaque département doit avoir sa propre organisation technologique et être tourné vers les besoins clients - sauf en ce qui concerne les standards technologiques. Soit une approche structurée par secteurs d'activités.
Optimiser l'organisation pour prévoir une future croissance économique
Le troisième modèle, "Two-tier society", s'adresse aux entreprises dites complexes et de grande taille, qui nécessitent une séparation de la gestion entre l'offre et la demande. Comme un fabricant automobile, qui pourrait avoir besoin d'une solution décentralisée de gestion de la demande et d'une autre, centralisée, d'organisation de l'offre. La première dédiée aux secteurs clients, véhicules et financier. La deuxième pour centraliser la gestion de la production. Enfin, Arthur D. Little rappelle la nécessité, en plus de la stratégie globale, de veiller à une redistribution des rôles et des responsabilités. En intégrant notamment les directeurs des systèmes d'information aux prises de décision stratégiques, ou en favorisant un partage des responsabilités entre les antennes centrales et annexes. L’étude a été réalisé sur plus de 60 sociétés de grande taille à l'échelle internationale.

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