Le gouvernement américain investit encore dans les services informatiques

Par 11 février 2011
Internet businessman

Malgré des coupes budgétaires attendues sur la période 2010-2015, les Etats fédéraux continueront à investir dans des solutions autour de la cybersécurité et du cloud computing.

Le secteur technologique ne pâtira pas des très probables restrictions des budgets fédéraux destinées à réduire le déficit national sur la période 2010-2015, peut on déduire d'une étude proposée par Input sur les orientations des investissements du gouvernement américain. La raison en est simple : le besoin en infrastructures high-tech dans le but de réduire à terme les dépenses se fait croissant. Et les technologies ont tendance à être de plus en plus considérées comme des moyens d'améliorer la productivité. Selon les auteurs du rapport, le gouvernement devrait même augmenter sa demande en services technologiques auprès de vendeurs et fournisseurs, de 38 milliards de dollars en 2010 à plus de 51 en 2015. Une augmentation des investissements qui devrait créer des opportunités dont doivent se saisir les professionnels.

Réduire les coûts

Si l'on en croit les consultants, la demande se fera surtout autour des services qui facilitent la réduction des coûts et qui facilitent la coopération entre le gouvernement et l'industrie. "Cet optimisme s'explique en effet par la forte demande actuelle en matières de consolidation des centres de données, d'amélioration de la cyber-sécurité, ou encore d'investissements dans le cloud computing", note à ce sujet John Slye, analyste et responsable de l'étude. Reste que, précise ce dernier, certains défis devront être résolus. L'idée de miser massivement sur le cloud, par exemple, crée des opportunités pour améliorer les services partagés. Mais elle risque d'exiger un appel à des compétences externes aux agences.

Des décisions difficiles

"Si le secteur a peu de chances d'être affectée sur les cinq prochaines années, on pourra cependant constater un examen plus attentif des fournisseurs de services", explique Angie Petty, analyste pour le cabinet. "Cela pourrait limiter les options pour les fournisseurs en interne incapables de faire face à des demandes plus strictes en matière de réduction des coûts, de reporting et de transparence". Selon le rapport, les agences devront ainsi réfléchir attentivement avant de décider si elles externalisent et réduisent leurs coûts ou si elles gardent le développement en interne, ce qui implique plus d'effectifs mais permet aussi d'être plus en accord avec la ligne gouvernementale.

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