Le gouvernement annonce des mesures d'aide au passage à l'an 2000.

Par 04 février 1999
Mots-clés : Smart city, Europe

Hier, Lionel Jospin a procédé à l'installation du Comité national pour le passage à l'an 2000. Présidé par Dominique Strauss-Kahn, ce comité, composé de 60 personnalités, se réunira tous les deux mo...

Hier, Lionel Jospin a procédé à l'installation du Comité national pour le
passage à l'an 2000. Présidé par Dominique Strauss-Kahn, ce comité,
composé de 60 personnalités, se réunira tous les deux mois d'ici à la fin
de l'année pour permettre aux différents acteurs publics et privés
d'échanger des informations, d'identifier les modes de coopération et
d'informer l'opinion sur l'état d'avancement des travaux d'adaptation des
systèmes informatiques et électroniques au passage à l'an 2000.
Tout en soulignant la nécessité de mobiliser l'ensemble des acteurs de la
société, en particulier les entreprises qui n 'ont pas encore pris
conscience de la proximité de l'échéance "la situation demeure hétérogène,
notamment dans le monde des PME", Lionel Jospin a rappelé que la démarche
de l'administration devait être "exemplaire et incitative".
Tout en se voulant prudent face aux risques de récession économique ou
d'un ralentissement d'activité dans les premiers mois de 2000 évoqués par
certains, Dominique Strauss-Kahn souligne aujourd'hui "je ne peux pas
ignorer les conséquences économiques des dysfonctionnements massifs qui
résulteraient d'une insuffisante préparation à cette échéance".
Dans les prochains mois, la mobilisation du gouvernement va se traduire
concrètement par un certain nombre de mesures de sensibilisation et
d'incitation. Dans les prochaines semaines, en association avec les
régions et les organisations professionnelles, des plates-formes
d'information seront mises en place pour aider les entreprises au niveau
local.
Un projet de décret devrait être adopté prochainement pour mettre en place
une procédure de traitement accéléré des marchés liés aux travaux
d'adaptation à l'an 2000 dans les administrations.
Dans les prochains jours, une instruction fiscale sera publiée afin
d'étendre à l'an 2000 les mesures fiscales déjà mises en place pour le
passage à l'euro.
Des mesures plus spécifiquement adaptées aux PME qui, selon Marylise
Lebranchu, secrétaire d'Etat aux PME, au Commerce et à l'Artisanat "sont
encore peu actives à ce sujet" viendront compléter ces incitations.
Cette année, les prêts bonifiés à l'artisanat seront en partie réservés
aux investissements nécessaires au passage à l'an 2000.
Enfin, un produit de financement spécifique, le Cofi 2000 permettra aux
PME de financer aussi bien les dépenses en matériels que les dépenses
immatérielles.
Selon les estimations, le coût du passage à l'an 2000 devrait coûter à la
France entre 50 et 100 milliards de F (entre 7,6 et 15,25 milliards
d'euros) et représenter, au niveau mondial, entre 300 et 1 600 milliards
de dollars.
(Les Echos - Le Parisien - Le Monde - Le Figaro - La Tribune - 04/02/1999)

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