L'e-gouvernement favorise le développement social au Bangladesh

Par 16 février 2009
Mots-clés : Smart city, Asie du Sud

L'administration bengalie lance un chantier de numérisation de ses services. À terme, elle espère favoriser l'usage des nouvelles technologies dans le reste de la société.

Le Bangladesh - et ses 150 millions d'habitants - a une administration hérité de l'époque coloniale et totalement basée sur des documents papier. "Le moindre ajustement de planning prend un mois", Ahmed Imran de l'Australian National University (ANU). Celle-ci s'est fixée une mission : réduire le fossé numérique existant entre les pays développés et ceux qui sont en voie de développement. Pour cet universitaire, "les pays pauvres ne peuvent rattraper leur retard économique si on ne fait rien pour lutter contre l'inefficacité et l'opacité dans les institutions". D'où me travail de mise en place d'un e-gouvernement avec les autorités Bengali. Basé sur une stratégie quinquennale, l'apport des Australiens a surtout porté sur le support pédagogique. Après quatre ans de recherchent, ils favorisent une approche verticale axée sur la formation, puis sur un engagement au sein du gouvernement, une planification minutieuse afin de permettre un développement à long terme et finalement la mise en place des infrastructures IT.
Une refonte de l'organisation
Ils ont en particulier mis au point un "ICT Management Handbook" qui recense toutes les meilleures pratiques dans le domaine. Le concept de "e-gov" ne recouvre pas seulement l'accès Internet ou l'informatisation des procédures existantes. C'est une refonte générale des services de l'administration dont les deux bénéfices attendus sont une amélioration de la productivité et de la transparence. La numérisation de l'administration du Bengladesh portera aussi bien sur les rapports avec les citoyens que sur le G2G, soit les services de gouvernement à gouvernement. Les partenaires du projet espèrent en outre que l'informatisation des traitements engagera les autres agents économiques - publics et privés - dans le développement des nouvelles technologies.
Développement social
Afin de le rendre opérationnel, une formation est nécessaire auprès des fonctionnaires. Le gain de connaissances permet un développement social. L'e-gouvernement crée donc un cercle vertueux de croissance. Toujours pour Ahmed Imran, "le "e" de e-gouvernement va vite devenir inutile car tout gouvernement moderne sera essentiellement un e-gouvernement". D'autres projets d'informatisation des institutions des pays en voie de développement sont en cours, notamment menés par la Banque Mondiale. Pour le Bangladesh, les premières formations ont été faites dès le mois d'octobre 2008 et la dernière phase, de mise en place des infrastructures, devrait être faite dans l'année.

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