Le gouvernement irlandais surveillera de près les utilisateurs des services 3G

Par 11 juin 2004
Mots-clés : Europe

Le gouvernement irlandais s’apprête à constituer un registre national recensant les téléphones portables de troisième génération et, bien évidemment, leurs utilisateurs. Ce qui inquiète les autorités, c’est la possibilité que vont offrir les services 3G...

Le gouvernement irlandais s’apprête à constituer un registre national recensant les téléphones portables de troisième génération et, bien évidemment, leurs utilisateurs. Ce qui inquiète les autorités, c’est la possibilité que vont offrir les services 3G de visionner de courtes vidéo depuis son téléphone portable.

C’est la population adolescente et plus généralement les mineurs que le gouvernement souhaite ainsi protéger des éventuelles dérives que permettront les transferts de ces vidéos. D’autant qu’en quelques temps, partout en Europe ils sont devenus d’importants utilisateurs du téléphone portable. Le gouvernement a précisé qu’il comptait mettre à contribution les opérateurs de téléphonie mobile du pays (O2, Meteor et Vodafone) dans la constitution de ce registre.

Le ministre irlandais des communications a également annoncé le lancement d’un projet en trois volets censé assurer une plus grande sécurité d’utilisation des services à la mobilité : la mise en place d’un code des pratiques à destination des acteurs des télécommunications, l’édition d’un guide à l’intention des parents de jeunes utilisateurs de portables et le test d’un système de filtrage des contenus.

Le code destiné aux opérateurs devrait être mis à jour à mesure que les technologies se développent, mais inclut d’ores et déjà l’obligation de rendre accessibles aux parents les comptes dont leurs enfants disposent en termes d’abonnements, d’utilisation des services, etc.

D’autre part, ce texte prévoit que les opérateurs établissent la liste des numéros de téléphone depuis lesquels sont envoyés des messages commerciaux non sollicités par les utilisateurs et permettent à leurs abonnés de rendre facilement compte de l’envoi de messages à caractère pornographique et pédophile.

Quant au système de filtrage des contenus, il doit être d’abord expérimenté sur le réseau de O2, avant d’être généralisé à ceux de Meteor et de Vodafone. L’on sait déjà que les opérateurs travailleront surtout au filtrage de certaines adresses web blacklistées. Il reste cependant quelques incertitudes quant à la manière dont ils détecteront les images à caractère délictueux en transfert sur leurs réseaux.

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