Le gouvernement s'inquiète de la polémique sur les frais en euros.

Par 18 février 1999
Mots-clés : Europe

Les pouvoirs publics s'inquiètent de plus en plus de la polémique sur les frais facturés par les banques depuis l'arrivée de l'euro, alors que l'opinion avait cru, à tort, que cet évènement mettra...

Les pouvoirs publics s'inquiètent de plus en plus de la polémique sur les
frais facturés par les banques depuis l'arrivée de l'euro, alors que
l'opinion avait cru, à tort, que cet évènement mettrait fin aux
commissions bancaires.
Bien que le nombre de transactions concernées reste très faible, un des
responsables d'une association de consommateurs relève "ce sont les droits
les moins utilisés qui sont les plus revendiqués".
Un expert auprès du gouvernement souligne "le sujet est symbolique. Les
banques ont eu tort de ne pas communiquer avant l'arrivée de l'euro sur ce
qui allait changer ou non en termes de tarifs. De même, les pouvoirs
publics ont laissé passer à tort un spot à la télévision où un Français
achète un chapeau à Venise avec un chèque en euros". Or, comme le souligne
l'AFB un chèque émis par une banque française a peu de chances, euro ou
pas, d'être accepté à l'étranger.
Devant l'assemblée des parlementaires, Dominique Strauss-Kahn a conseillé
aux concitoyens souhaitant payer en euros à l'étranger d'utiliser
davantage la carte bancaire, car la concurrence entre les réseaux aboutira
rapidement à une situation normalisée.
Chaque jour, de toute évidence, le sujet monte un peu plus. Un proche du
dossier explique "si les banques ne modifient pas leur attitude, nous
risquons d'assister à un Comité de l'euro, le 22 mars, assez sportif".
(La Tribune - 18/02/1999)

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