Les GPS, des appareils utiles pour détecter les ouragans

Par 09 octobre 2013
Mots-clés : GPS, ouragan, vents
hurricane

Pour mesurer et cartographier la vitesse des vents, des chercheurs ont mis à profit un outil depuis longtemps utilisé par les pilotes de l'armée américaine, le GPS.

Améliorer les prises de mesure de la vitesse des vents pourrait aider les météorologues à prévoir la gravité des tempêtes et ouragans qui sévissent aux Etats-Unis. Actuellement, pour collecter leurs informations, les chercheurs utilisent une vingtaines de radiosondes attachées à de petits parachutes et larguées par avions. Chacune de ces radiosondes est à usage unique et coûte la coquette somme de 750 dollars. Des chercheurs de la Nasa ont donc repensé l'utilisation des GPS afin de récolter des informations sur la vitesse des vents de façon moins coûteuse.

Lorsqu'une onde radio provenant d'un satellite GPS frappe la surface de l'eau, 60% du signal réfléchit vers le ciel. Or, le vent qui souffle sur une étendue d'eau génère des ondes de soulèvement. Ce sont ces ondes qui intéressent les chercheurs. Les mesures sont prises par des puces réceptrices présentes dans les GPS, semblables à celles que l'on trouve dans les smartphones. Un ordinateur compare ensuite les signaux provenant directement des satellites et calcule la vitesse approximative du vent avec une précision de 5 mètres par seconde. Les données d'un ouragan de catégorie 3 sont par exemple de 55 mètres par seconde. La collecte des informations peut fonctionner en non-stop, un vrai plus. 

"L'idée n'est pas de remplacer les radiosondes car elles sont bien plus précises que les informations GPS, mais de coupler les données recueillies pour mieux appréhender ces phénomènes météorologiques", explique Stephen Katzberg, chercheur à la NASA. Un bémol cependant, ces techniques GPS ne peuvent être utilisées que sur des étendues d'eau et non sur la terre mais les chercheurs espèrent améliorer leurs techniques et tirer profit de ces équipements. "Ces satellites coûtent des centaines de millions, voire des milliards de dollars tandis que notre système n'en coûte que quelques centaines. Nous profitons seulement de l'infrastructure qui est déjà là."

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