Grâce aux progrès de la bureautique, les systèmes d'information

Par 12 mai 1998

géographique (SIG) sont désormais à la portée de tous. Les systèmes d'information géographique (SIG) mis au point il y a une vingtaine d'année, combinent cartographie numérique et contenus des bases...

géographique (SIG) sont désormais à la portée de tous.
Les systèmes d'information géographique (SIG) mis au point il y a une
vingtaine d'année, combinent cartographie numérique et contenus des bases
de données. Réservés il y a encore quelques années aux militaires, aux
pouvoirs publics et aux aménageurs, ces instruments très coûteux se
démocratisent, notamment avec Internet. Ainsi, si vous souhaitez vous
installer aux Etats-Unis, vous pouvez, sans vous déplacer, faire
simplement un petit détour sur Internet (http://www.realitor.com par
exemple). Une fois que vous aurez indiqué votre point de chute, la somme
dont vous disposez, la superficie, le nombre de pièces et d'accessoires
(piscine, ponton pour le yacht ...) que vous souhaitez, une sélection
apparaît agrémentée de photos et d'une carte permettant de localiser la
maison de vos rêves. Il est même possible, pour quelques dollars
supplémentaires, d'obtenir des plans indiquant le taux de criminalité, le
niveau de la pollution, les meilleurs établissements scolaires du quartier.
Les pouvoirs publics font aujourd'hui une large consommation des SIG.
N'étant pas en reste, les opérateurs de téléphonie mobile s'n servent
pour dessiner les "cellules" au centre desquelles ils placent leurs
réémetteurs. Comme le rappelle François Vincent de Nortel Matra Cellular
"a chaque cellule sont attachés une centaine de paramètres de
configuration et un réseau européen peut contenir jusqu'à 10 000 cellules".
L'agriculture de précision utilise le système de positionnement global par
satellite (GPS) couplé à un capteur de rendement en temps réel installé
sur la moissonneuse, permettant d'obtenir une carte de rendement
extrêmement fine. Les images satellites, comme celles prises par Spot,
peuvent aussi être utilisées pour identifier les secteurs lésés de
certaines parcelles. Le GPS permet en retour de moduler la densité des
semis, la répartition de l'arrosage, de l'engrais, des pesticides.
De tels systèmes équipent dix-sept mille farmers du Dakota et de
l'Illinois. En France, moins d'une vingtaine sont équipés, mais comme
l'indique Michel Gay du Laboratoire de télédétection et de cartographie
"les parcelles sont trop petites". De plus "l'un des facteurs limitants
reste le coût d'acquisition des données".
(Le Monde - 13/05/1998)

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