Quand le graffiti devient virtuel

Par 29 janvier 2008
Mots-clés : Future of Retail

Une technologie de capture de mouvement alliée à un système de visualisation en 3D permet à un artiste de réaliser des peintures virtuelles, sans support matériel.

Les graffeurs n'ont plus besoin de support physique pour pratiquer leur art. "Tagged in motion", un projet lancé par l'artiste DAIM fait passer la pratique du graffiti dans la dimension virtuelle. De simples mouvements des mains effectués "dans les airs" suffisent désormais à créer une peinture originale, uniquement visible via des lunettes 3D. Une méthode qui, selon le magazine Trend Hunter qui relate les faits, s'appuie sur une technologie de capture du mouvement.
Capture vidéo
Trois caméras spécialement adaptées se chargent ainsi d'enregistrer précisément la position de l'artiste et les mouvements qu'il exécute avec sa "bombe de peinture virtuelle". En portant lui-même les lunettes intégrées au système, le graffeur peut voir son œuvre se dessiner en temps réel. Un contrôleur connecté via bluetooth permet en outre le choix des couleurs, de l'épaisseur du trait, ainsi que les textures employées.
Nouvelles technologies et art
"Tagged in motion" est représentatif des possibilités qu'ouvrent les nouvelles technologies dans les domaines artistiques, et notamment dans cette discipline urbaine qu'est le graffiti. Ici, le virtuel sert le réel avec ce "pochoir" 3D utilisable quelque soit l'endroit.

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