Le grand public se laisse séduire par les logiciels de reconnaissance

Par 09 octobre 1998

vocale. D’après PC Data, au premier semestre 1998, les ventes de logiciels de reconnaissance vocale permettant de dicter un texte l’ordinateur ont crû de 137 %. Revendiquant en France 60 % du ma...

vocale.
D’après PC Data, au premier semestre 1998, les ventes de logiciels de
reconnaissance vocale permettant de dicter un texte l’ordinateur ont crû
de 137 %.
Revendiquant en France 60 % du marché, IBM a quadruplé ses ventes depuis
le début de l’année. Le numéro 1 de la dictée vocale aux Etats-Unis,
Dragon Systems, vient d’ouvrir une filiale française. Déjà sur le marché
américain, Lernout & Hauspie, un autre spécialiste des technologies
vocales devrait lancer au premier trimestre 1999 son logiciel de dictée en
français.
Responsable reconnaissance vocale chez IBM France, Véronique Doux-Marot
indique “nos produits sont vendus dans les Fnac ou les Surcouf, mais
aussi (fait plus rare pour IBM) dans les grandes surfaces comme Auchan,
Continent ou Conforama”. Pour sa part, Dragon réalise aujourd’hui 80 % de
ses ventes grâce à la grande distribution.
Avec des prix commençant à moins de 500 F (IBM) ou moins de 400 F
(Dragon) les logiciels de dictée ne peuvent que séduire le public.
Alors que jusqu’ici, les professionnels comme le grand public ne se sont
pas laissés convaincre faute de performances suffisantes, on assiste
désormais à un véritable démarrage.
L’arrivée il y a un an de la dictée en continu (le locuteur parle
naturellement devant son micro sans avoir besoin de “séparer les mots”)
y est pour beaucoup.
De plus, ce n’est qu’aujourd’hui que la puissance moyenne des PC rejoint
la capacité de calcul requise par un logiciel de dictée vocale.
Les spécialistes du vocal veulent maintenant attaquer le marché
professionnel. La nouvelle suite logiciels de bureautique de Corel intègre
la reconnaissance vocale de Dragon, IBM fait de même avec Lotus.
(L’Usine Nouvelle - 08/10/1998)

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