Grande-Bretagne : l'e-démocratie passe par de réels échanges

Par 19 février 2010 1 commentaire
Mots-clés : Smart city, Europe

Les citoyens britanniques, désormais nombreux à s'impliquer dans la vie politique sur le web, exigent plus de transparence et plus d'interactivité de la part de leurs élus.

Internet constitue un levier d'implication pertinent, mais des efforts restent à fournir, en matière d’e-démocratie. Selon un échantillon (*) de « leaders numériques » mis en place par Hansard Society, l’interactivité devrait devenir une priorité. La logique actuelle dans laquelle s’inscrit la communication politique est encore trop verticale, trop informative, selon les personnes interrogées. Internet doit servir à approfondir l’échange entre les élus et les citoyens. « Des initiatives doivent être prises en matière de transparence » précise également le rapport. Les personnes interrogées tiennent en effet à ce que les données soient ouvertes, consultables facilement sur une plate-forme adaptée au grand public.
La transparence passe par la création d’une plate-forme spécifique
 « Il ne s’agit pas seulement de rendre accessible des informations via un flux RSS. La transparence passe avant tout par la création d’une plate-forme spécifique, interactive, et comprenant des applications composites ». En clair, un site n'abritant qu'un répertoire centralisé ne peut plus satisfaire les citoyens. Autre point important : les données mises à disposition par les élus doivent être libres d’exploitation. Par ailleurs, « Les élus doivent écouter et répondre, et ne peuvent se contenter de publier de l’information sur leurs sites personnels » spécifie le rapport. Les personnes interrogées désirent également qu’une plus grande place soit accordée à la formation, dans la mesure où les nouvelles technologies exigent la maîtrise d’outils spécifiques.
L’engagement citoyen sur Internet reste à promouvoir
Une chose est sûre : il faut continuer à encourager l’implication citoyenne sur la toile. Selon l’étude, la situation actuelle n’est en effet pas satisfaisante. Seule une minorité des personnes interrogées affirme s’être rendue sur le web pour prendre contact avec un élu (moins de 20%, au cours de la dernière année). D’ailleurs, 13% d’entre elles ignorent purement et simplement qu’elles peuvent entrer en contact avec leurs représentants sur le web. Promouvoir l’engagement sur Internet est d’autant plus essentiel que les opportunités que cela engendrerait sont nombreuses. Plus de deux tiers des personnes interrogées indiquent déjà qu’Internet les encourage à participer à la vie civique et aux activités politiques.
(*) Une partie de la population déjà au faîte des nouvelles technologies, et très présente sur les réseaux sociaux notamment).

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1 Commentaire

y'a t'il des initiatives qui vont dans ce sens en France?j'ai vu un reportage sur la lettonie ,cela fait longtemps qu'ils ont integré internet dans la vie politique,certains conseils des ministres sont meme en video live!!certes leur pays est tres peu peuplé...

Soumis par jean barre (non vérifié) - le 21 février 2010 à 13h54

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