Les grandes entreprises, seules bénéficiaires des outils collaboratifs?

Par 29 juin 2009 2 commentaires
Mots-clés : Smart city

Passer au web 2.0 apporte des coûts, mais peu de bénéfices aux PME, selon Brockmann and Company. Pour les groupes internationaux, c'est le contraire.

Les réseaux sociaux et les outils collaboratifs ne conviennent pas à toutes les compagnies, affirme sur son blog d'entreprise Peter Brockmann, directeur de Brockmann and Company. Ils se révèlent même plus nuisibles que bénéfiques en cas d'utilisation précipitée. Selon lui, tout dépend de la taille de l'organisation et du budget dont elle dispose. "Si les forums sont de bons outils - quelle que soit la taille de l'entreprise - pour faire de l'assistance technique, l'utilisation de wikis et de réseaux dans une PME aura un coût de gestion supérieur au bénéfice" explique ainsi Peter Brockmann à L'Atelier. Pour ces petites entreprises, les outils 2.0 doivent être vus comme des moyens de simplifier la communication ou d'accélérer les processus.
Les vieux outils toujours d'actualité
Mais ils n'aideront pas vraiment pour transformer leur modèle d'organisation. Une société de petite taille qui organise fréquemment des réunions ne gagnera ainsi pas forcément au change si elle troque rendez-vous en face à face contre système de travail collaboratif. "Les meilleurs outils sont encore souvent le papier, les stylos et les tableaux", poursuit Peter Brockmann. "Ils donnent une meilleure idée de ce que l'on veut transmettre à la personne. De plus, ce qui est écrit sur papier est permanent et les utilisateurs peuvent s'y référer simplement". Reste que les réseaux sociaux d'entreprises et les modules de travail partagé ont une vraie valeur.
Des outils adaptés aux entreprises transnationales
Surtout pour les compagnies dites internationales, où plusieurs personnes ont la même fonction dans différents fuseaux horaires. "Les wikis deviennent alors des outils d'organisation très précieux en favorisant l'information des politiques d'entreprise et en évitant que des tâches soient doublées". Autre limite que permet de franchir ces outils : les barrières géographiques. Encore une fois ce sont les grandes entreprises qui ont le plus intérêt à les implémenter dans leur organisation. À noter, pour ces dernières, le comparatif des solutions de réseaux sociaux d'entreprise effectué par la société de conseil Useo. Celui-ci apparaît dans son livre blanc "Réseaux Sociaux d’Entreprise : une évolution culturelle en marche, étude des usages, des solutions et des changements induits", publié en mai dernier. 

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2 Commentaires

Approche intéressante mais toujours aussi réductrice en ce qui concerne les PME: il ne s'agit pas d'une population homogène... peut-on amalgamer une entreprise de 5 personnes dans le secteur des services, un cabinet conseil de 10 salariés et une PMI de 230 salariés avec 3 implantations?
M; Brockmann oublie également qu'un nombre croissant de "PME" doit travailler en étroite relation avec ses clients, ses fournisseurs, voire ses concurrents... autant de besoins d'échanges qui ressemblent aux besoins des multinationales, en rajoutant la complexité de l'inter-entreprise.

Une attention portée spécifiquement sur ces nouvelles dynamiques de moyennes et petites entreprises serait pertinente.

Soumis par F Olivier (non vérifié) - le 29 juin 2009 à 18h06

Tout à fait d'accord avec Olivier.
Les PME ont besoin d'améliorer leur compétitivité. Une manière forte d’arrivé à ce but consiste pour elles à travailler en réseau.
Pourquoi les outils de type Web 2 sont utiles aux multinationales? Parce qu'elles fonctionnent de plus en plus en petites unités qui ont besoin de s'échanger des informations.

De manière schématique, cela revient à dire que les multinationales sont composées en internes de PME qui doivent dialoguer. La mise en place des clusters et, de manière plus spécifique, des pôles de compétitivités reprend ce principe mais l’adapte aux PME.

C'est là que les outils de type Web 2 peuvent jouer un rôle. Reste une différence importante, tout du moins au démarrage: le besoin de créer une animation. A la différence d'une communauté, qui fonctionne de manière spontanée, un réseau vivant se nourrit du dynamisme de l'entité qui l'anime et lui impulse sont énergie.

C’est à cette entité de proposer des outils qui permettront aux membres du réseau de rester en contact régulier et de l’alimenter les uns les autres avec des idées nouvelles.

Soumis par E. Chataigné (non vérifié) - le 30 juin 2009 à 10h18

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