Les Green IT embauchent en Inde

Par 06 août 2008
Mots-clés : Smart city, Asie du Sud, Europe

Le secteur, très dynamique sur le marché indien, prévoit de recruter. Une croissance due en partie aux venture capitalistes qui investissent dans le vert.

Malgré un contexte économique morose et l'appréciation de la roupie, l'ASSOCHAM prévoyait déjà en avril le recrutement de quarante mille employés high-tech indiens d'ici à 2010. Un secteur technologique qui démontrait donc son dynamisme en Inde. Aujourd'hui, c'est le segment des Green IT en particulier qui est en pleine croissance. Cette industrie prévoit en effet d'employer avocats, ingénieurs, scientifiques ou encore entrepreneurs dans les années à venir. "Le secteur offre de grandes opportunités de recrutement pour les candidats intéressés par l'innovation et le management, le tout dans une industrie en pleine croissance", commente Parth Gandhi, manager de la société Vision Global. Et d'ajouter : "depuis que les entreprises Green IT émergentes bénéficient de la bonne santé des venture capitalistes ainsi que des financements des private equity funds, cela leur permet d'offrir des salaires ainsi que des à-côtés très avantageux pour les travailleurs indiens".
Des green IT portées par les venture capitalistes
Depuis 2001, les venture capitalistes et les private equity funds ont en effet investi plus de 430 millions de dollars dans les entreprises de Green IT indiennes. La moitié de ces investissements ayant été effectués dans le courant de l'année 2007. Ce qui a contribué fortement à la croissance du secteur, en ayant des répercussions positives sur le marché de l'emploi. Ainsi, pour un premier emploi dans une entreprise high-tech spécialisée dans les technologies vertes, un jeune diplômé se verra offrir un premier salaire annuel de trois cents mille roupies, soit six mille euros. Sachant que selon l'estimation de l'ambassade de France à Delhi, le salaire moyen est de l'ordre de quarante euros par mois.
Une croissance de 100 % par an
Pour un poste de manager destiné à des candidats ayant effectué un MBA et détenteurs d'un diplôme d'ingénieur, ces salaires peuvent atteindre douze millions de roupies annuelles (vingt-quatre mille euros), soit cinquante fois le salaire moyen. "On prévoit un vrai dynamisme pour le secteur des technologies vertes, mais aussi pour toutes les entreprises ayant trait à l'écologie en général", indique Anil Kumar Chalamalasetty, co-fondateur de Greenko Group, producteur d'énergie propre. Ainsi, selon les experts, le secteur connaît une croissance exponentielle de 100 % par an, qui est appelée à accélérer.

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