La grève des informaticiens de Schneider prend le chemin des négociations

Par 24 novembre 2004

Le site Internet de la chaîne télévisée France 3 relaie l'information selon laquelle la direction du groupe Schneider Electric serait entrée en négociation hier avec 250 de ses informaticiens. En...

Le site Internet de la chaîne télévisée France 3 relaie l'information selon laquelle la direction du groupe Schneider Electric serait entrée en négociation hier avec 250 de ses informaticiens. En grève depuis le 15 de ce mois, les 250 salariés entendent protester suite à leur transfert au sein de Capgemini, dans le cadre d'un contrat d'infogérance signé entre les deux groupes.

Pour mémoire, ce contrat d'une durée de dix ans porte sur l'externalisation des services informatiques de Schneider Electric à partir de janvier 2005 et sur la construction d'un système d'information unique, basé sur des solutions SAP, et accessible à quatre structures opérationnelles du groupe (Amérique du Nord, Asie-Pacifique, Europe, Iberia & International). Son montant : 1,6 milliard d'euros.

Aujourd'hui, les informaticiens concernés par ce transfert (ils doivent être 800, issus de Schneider et de ses filiales, dont 400 en France) réclament des compensations financières dédommageant leur nouveau statut, qu'ils jugent moins avantageux chez Schneider. Ils ont également demandé à ce que les salariés aient le droit de refuser l'externalisation. Par ailleurs, ils demandent l'exclusion de ce processus de tous les salariés âgés de plus de 55 ans, des non-informaticiens et des employés en difficulté.

Les grévistes souhaitent également que la direction de Schneider s'engage par écrit à garantir la pérennité de leur emploi sur quatre ans. Pour entamer les négociations, les salariés grévistes ont dû quitter les bureaux qu'ils occupaient hier matin à 7 heures, selon une condition imposée par la direction. Le temps de la négociation devrait durer 48 heures.

(Atelier groupe BNP Paribas - 24/11/2004)

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