Grid et homme virtuel au programme de la recherche contre le Sida

Par 04 février 2008
Mots-clés : Smart city, Europe

Le projet Virtual Physiological Human vise au développement d'un modèle humain virtuel pour pratiquer des tests de médicaments. Le programme fait intervenir les grilles de supercalculateurs américains et britanniques.

Les tests de médicaments contre le virus du SIDA pourraient bientôt avoir lieu sur des cobayes virtuels. Des scientifiques de l'University College de Londres (UCL) planchent actuellement sur le développement d'un prototype d'organisme humain simulé informatiquement. Ce modèle numérique de l’homme appelé Virtual Physiological Human (VPH) permettrait à terme d’étudier les effets d’un médicament sur les organes et autres tissus humains, mais également constituer une alternative aux expérimentations effectuées sur les personnes. Et pour reproduire les fonctions physiologiques de l’homme, c’est vers l’informatique distribuée que les chercheurs britanniques se sont tournés.
Grilles informatiques
Les premières tentatives de simulation autour du VPH se sont appuyées sur plusieurs superordinateurs du service de grille national britannique ainsi que de la grille américaine Teragrid. Celles-ci visaient à évaluer la capacité de l’agent antiviral saquinavir – déjà administré à de véritables patients dans le cadre de leur thérapie - à bloquer la propagation d’une protéine vectrice du VIH. L’emploi de grilles informatiques souligne la complexité de la démarche. Pour l’équipe du professeur Coveney, la simulation du corps humain est assimilable aux travaux sur la modélisation des phénomènes climatiques.
"Informatique médicale sur demande"
"Ces travaux constituent un premier pas vers l’atteinte de notre objectif, explique Peter Coveney. En l'occurrence une informatique médicale sur demande dans laquelle les médecins pourront un jour emprunter du temps superinformatique à la grille nationale afin de prendre des décisions importantes concernant les traitements susceptibles de sauver des vies". D’ici là, de nombreuses questions seront à résoudre, et notamment celles liées à l’ampleur des ressources employées. De telles simulations requièrent en effet une puissance informatique substantielle et pourraient s’avérer onéreuses pour les services de santé publique comme pour les patients, conclut le chercheur. A noter : l’initiative bénéficie d'un financement de 72 millions d’euros alloué par l’Union européenne.   

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