Le groupe français Bull annonce un chiffre d'affaires 1998 en très légère progression.

Par 12 février 1999
Mots-clés : Smart city, Europe

En 1998, Bull a réalisé un chiffre d'affaires de 24,933 milliards de F (3,8 milliards d'euros), contre 24,58 milliards de F pour l'exercice précédent, soit une progression de 1,4 % seulement pour un...

En 1998, Bull a réalisé un chiffre d'affaires de 24,933 milliards de F
(3,8 milliards d'euros), contre 24,58 milliards de F pour l'exercice
précédent, soit une progression de 1,4 % seulement pour un objectif
initial de 5 %.
Son PDG, Guy de Panafieu souligne toutefois que la croissance en Europe
est de 4,5 % (18,78 milliards de F) et de 8,7 % en France (8,24 milliards
de F).
Le résultat d'exploitation avant "coût de redéploiement des compétences"
passe pour sa part de 986 millions de F en 1997 à 675 millions. Le
résultat net passe de 603 millions de F à 17 millions. Si cette
détérioration financière s'explique en partie par un recul des éléments
exceptionnels, les problèmes du groupe semblent également plus profonds.
L'ensemble des activités produits reculent de 2,5 % en valeur : - 2,7 %
pour les serveurs (10,62 milliards de F), - 15 % pour les ventes directes
des réseaux (1,75 milliard de F), - 0,6 % pour les cartes et terminaux
(1,45 milliards de F).
En revanche, les services aux clients (maintenance traditionnelle)
progressent de 2,9 %, les services d'intégration de 10,2 %, soit au total
une progression pour une branche services représentant désormais 44 % du
chiffre d'affaires (12,76 milliards de F) de 7,2 %.
700 millions de F viendront s'ajouter cette année aux 400 millions
consacrés en 1998 à la réorganisation du groupe. Sur un effectif global de
21 000 personnes, 1 000 à 2 000 emplois supplémentaires seront supprimés.
Comptant également trouver des partenaires dans la sous-traitance
industrielle et la branche imprimantes, son site d'Angers sera concerné.
Prudemment, Guy de Panafieu indique "ce n'est qu'en 2000 que nous tirerons
tous les bénéfices des efforts que nous sommes en train de consentir".
Selon lui, une partie de la solution pourrait venir de l'arrivée d'un
nouveau partenaire remplaçant l'Etat "qui n'a pas vocation durable à
rester au sein du capital".
(Les Echos - Le Figaro - La Tribune - 12/02/1999)

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