Comment le groupe Galeries Lafayette envisage-t-il son passage à l'euro

Par 21 août 1997
Mots-clés : Smart city

? Bien que les coûts n'aient pas encore été évalués, pour Camille Jacquemont, membre du directoire de Monoprix (groupe Galeries Lafayette), la formation devrait au moins compter pour moitié. Selon E...

? Bien que les coûts n'aient pas encore été évalués, pour Camille
Jacquemont, membre du directoire de Monoprix (groupe Galeries Lafayette),
la formation devrait au moins compter pour moitié. Selon Eurocommerce, en
cas de mesures réglementaires, les coûts du passage sont estimés à 1,8 %
du chiffre d'affaires annuel. Les espèces constituent 43 % des recettes
d'un établissement comme les Galeries Lafayette. Pour l'instant le passage
du fiduciaire devrait se réaliser le 1er janvier ou le 1er février 2002
comme le réclament non seulement les commerçants d'Eurocommerce, mais
également les Allemands, les Hollandais et un grand nombre de
distributeurs français. Pour ce passage, la date du 1er janvier convient
mieux pour les comptables alors que les commerçants préféreraient février
pour des raisons de creux saisonnier. Cette question n'étant pas encore
tranchée, les Galeries Lafayette préferaient de loin qu'il y ait pour le
particulier un big bang de quelques jours et non de quelques mois.
Concernant le problème de la formation, la plus lourde sera assurément
celle des caissières. Les distributeurs seront sûrement amenés à ouvrir
plus de caisses, car l'encaissement en double monnaie ou l'information sur
les tickets de caisse en double montant devrait largement ralentir le
passage aux caisses. Le personnel en formation devra être remplacé par du
personnel intérimaire qui lui-même sera à former. Mais cette formation
interviendra-t-elle en 2002 ou fin 1999 ? Camille Jacquemont espère bien
que dès la fin 1997, il sera possible de répondre à cette question. Cette
formation qui devrait servir à un changement de monnaie et non à la
gestion simultanée du franc et de l'euro sera réalisée en interne. Des
malentendus risquent fort de se créer si des distributeurs choisissent de
détailler chaque ligne du ticket de caisse dans les deux monnaies, car
dans ce cas le total des arrondis ne sera pas égal au montant résultant de
la conversion du total d'une monnaie dans l'autre. Le groupe espère donc
n'avoir comme obligation que d'indiquer les deux monnaies au niveau du
seul total du ticket de caisse. Non favorable à l'installation de bureaux
de change dans leurs magasins, ce qui demanderait la mise en place de
toute une logistique de sécurité, le groupe s'oriente très probablement
vers des caisses terminaux points de ventes capables de gérer les deux
monnaies. Du fait des logiciels qui seront établis par les fabricants à
partir des nouveaux protocoles définis par le groupement cartes bancaires,
les cartes bancaires ou privatives ne devraient pas poser de problèmes, de
même que les cartes tirées sur les comptes en euro étranger. En revanche,
le groupe souhaite vivement qu'il n'y ait pas de chèque en euro en
circulation dès 1999. En effet, sauf si elles sont équipées pour l'image
chèque, leurs imprimantes de chèques dont sont pourvues leurs caisses ne
sauront pas reconnaître les vignettes franc et les vignettes euro. Si,
pendant la période intermédiaire, il y a vignette euro, ils devront
sûrement les traiter manuellement. Le plus gros problème réside dans les
chèques euro tirés sur des banques étrangères, non seulement au niveau
encaissement puisque aucune compensation internationale n'est prévue pour
l'instant, mais de plus il n'existe pas de système de centralisation
internationale des chèques volés ou des clients interdits d'émettre des
chèques. Le groupe qui entretient, bien entendu, d'excellentes relations
avec ses banquiers, apprécie l'énorme travail réalisé par les banques dans
ce domaine ainsi que les convertisseurs mis au point.
(Dossier de deux pages - Technologies Bancaires - juillet/août 1997)

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