Le groupe Pinault-Printemps-Redoute devient opérateur de télécom via sa

Par 23 septembre 1998
Mots-clés : Digital Working, Europe

filiale Kertel. Kertel vient de passer un accord avec l’opérateur de télécoms Siris (voir l’article ci-dessus) pour acheter en gros ou plutôt louer des capacités en fibres optiques, afin de revend...

filiale Kertel.
Kertel vient de passer un accord avec l’opérateur de télécoms Siris (voir
l’article ci-dessus) pour acheter en gros ou plutôt louer des capacités
en fibres optiques, afin de revendre des unités téléphoniques au détail.
Alors que Siris prévoit de déployer 5 000 km de fibre optique d’ici fin
1999, Kertel n’en a développé que 80 km, préférant se greffer sur les
tuyaux des autres, dont ceux de France Télécom. Seul investissement
conséquent pour Kertel, les commutateurs. D’ici à la fin de 1999, Kertel
veut en déployer 17 sur l’ensemble de la France.
Kertel fera ses premières offres aux foyers français en décembre. La
nouveauté proviendra des tarifs et de la facilité: non seulement il n’y
aura pas d’abonnement mensuel, pas de crédit-temps, mais Kertel promet
aussi 46 % de réduction par rapport à France Télécom sur les appels longue
distance. Moyennant un petit boîtier payant, l’abonné pianotera ses
numéros comme par le passé, sans se soucier de choisir son opérateur.
L’appel n’empruntera vraisemblablement pas le réseau de France Télécom,
mais l’abonné ne s’en apercevra pas. Le petit boîtier trouvera tout seul
le meilleur chemin et le plus économique.

Depuis son entrée en scène le 25 mai dernier avec le lancement d’une carte
de téléphone prépayée, Kertel a vendu en quelques semaines 100 000 cartes
et réalisé en août un chiffre d’affaires de 13 millions de F.
(Libération - 23/09/1998)

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