La guerre est déclarée entre les auteurs de virus

Par 05 mars 2004
Mots-clés : Smart city

Lors d'une attaque virale, ce sont habituellement deux camps qui se trouvent l'un en face de l'autre. D'un côté, les pirates qui mettent au point des virus à dessein d'infecter un maximum...

Lors d’une attaque virale, ce sont habituellement deux camps qui se trouvent l’un en face de l’autre. D’un côté, les pirates qui mettent au point des virus à dessein d’infecter un maximum d’ordinateurs dans le monde ; de l’autre, les utilisateurs, qui usent de divers subterfuges techniques proposés par les éditeurs de solutions de sécurité informatique pour contrer le camp ennemi.

Visiblement, les choses ne sont pas si simples. Elles sont même en train de se complexifier dramatiquement, avec la mise en place progressive d’une lutte acharnée entre les différents créateurs de virus eux-mêmes. C’est ainsi que depuis quelques temps, les auteurs des tristement célèbres Mydoom et Bagle affrontent ceux du vers Netsky. Avec quelles armes ? Des insultes, surtout – qui ne peuvent être reprises dans cette lettre respectable -, et sont contenues dans les codes source des virus.

Si l’histoire s’arrêtait là, elle ne mériterait pas vraiment que l’on en parle. Sauf que les auteurs de ces aimables virus, qui ont fait des dégâts incomparables ces derniers temps, s’insultent aussi à coups de variantes de leurs virus, publiées à un rythme effréné. Pour l’heure ce sont les créateurs de Bagle qui tiennent le haut du pavé, avec 11 variantes à leur actif, contre sept pour Mydoom et six pour Netsky.

Pauvres de nous, simples utilisateurs, pris au piège de cette guerre technologique… qui sans nul doute est destinée à durer et à détériorer le réseau. La solution pour éviter le pire, selon les experts en sécurité, serait de voir émerger un réseau Internet moins anonyme, qui permettrait de retrouver les auteurs de virus, et peut-être d’en décourager certains. Il est vrai que pour l’heure, les protections antivirales dont les utilisateurs bénéficient sont un peu comme la cavalerie : ils arrivent après la bataille.

(Atelier groupe BNP Paribas –05/03/2004)

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