HadapTIC unifie les outils de télémédecine à domicile

Par 15 janvier 2010
Mots-clés : Smart city

Le projet de l'équipe de Télécom SudParis est de faire converger et optimiser les solutions de télésanté et domotique existants. Les chercheurs s'appuient sur un boîtier ADSL modifié.

Les outils dédiés à la télémédecine ou à la domotique - sur le marché ou en développement - existent en grand nombre. Mais il reste difficile d'arriver à les faire fonctionner ensemble. C’est pourquoi le projet HadapTIC mené au sein de Télécom SudParis, ambitionne de créer une interface ouverte faisant converger toutes ces solutions. Le but est de permettre le contrôle depuis un boîtier unique de l'ensemble des appareils disséminés à l'intérieur d'un domicile. Mais aussi de les combiner pour perfectionner les outils de suivi. Pour ce faire, l’équipe s’appuie sur un boîtier ADSL. "C’est un appareil de plus en plus commun et qui est facilement paramétrable", explique Bruno Defude. "En encodant des logiciels particuliers, on peut faire entrer de la domotique intelligente assez simplement". Relié à une télévision, celle-ci pourra servir d’interface.
Trouver des relais industriels
Le boîtier sera relié aux appareils disponibles dans la maison en utilisant différents protocoles sans fil : Bluetooth, WiFi... "Nous ne voulons surtout pas avoir de préférence", insiste le chercheur. "Nous voulons en faire une interface ouverte capable de s’adapter à un large spectre".Dans le même esprit, la plate-forme sera ouverte aux contributions extérieures. Chercheurs, ingénieurs, PME et industriels pourront tout à fait établir des partenariats avec le projet et venir effectuer des tests. Pour l’heure, une plate-forme d’intégration a été créée. "Elle se présente comme un appartement meublé qui servira de laboratoire", explique à L’Atelier Bruno Defude, un des responsables du projet. "Des capteurs divers seront installés : de son, de lumière, de température... Ainsi que des activateurs".
Proposer des services plus complexes
Contrairement aux capteurs qui sont passifs, ces derniers serviront à activer les divers équipements de la maison à distance ou de manière programmée. "L’idée est de fédérer tous ces travaux pour proposer des services plus complexes", ajoute le chercheur. Par exemple coupler un capteur de chute et un capteur sonore pour corréler les informations qu’ils fournissent. Le projet, qui vient de démarrer, est prévu pour durer de trois à cinq ans. Les premiers résultats et une première génération d’outils devraient être disponibles d’ici à l’horizon 2011. HapTIC est financé par la Fondation Télécom. Le projet sera présenté parmi d’autres lors de la conférence "Les TIC au service des personnes dépendantes", organisée par Télécom SudParis en association avec L’Atelier et BNP Paribas, dont L'Atelier est une filiale.

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