Le harcèlement sur le web vise tous les adolescents

Par 06 mars 2008
Mots-clés : Smart city

Désormais les jeunes garçons sont comme les filles victimes de harcèlement moral sur Internet. Une publicité sensibilise le public américain à ce problème qui prend de plus en plus d'ampleur.

Les filles ne sont pas les seules à être victime de pressions psychologiques sur Internet. C'est le constat d'une étude américaine du National Crime Prevention Council (NCPC), qui révèle que 43% des adolescents entre 13 et 17 ans, tous sexes confondus, ont déjà connu des intimidations ou railleries sur Internet. En parallèle, l'étude a découvert que les filles tout comme les garçons sont auteurs de ces méfaits : les brimades ne sont plus cantonnées au cadre de l'école. L'organisation, connue pour ses campagnes de prévention animées par son porte parole "McGruff le chien", a créé une nouvelle publicité en collaboration avec le ministère de la justice pour sensibiliser parents et enfants.
"Chicken" soutien les ados
Cette dernière, baptisée "Chicken", s'adresse particulièrement aux jeunes garçons, nouvelle cible des ces brimades en ligne. Elle conseille les ados et tourne en dérision les individus à l'origine de ces pratiques. Elle incite par ailleurs les parents à se rendre sur le site de l'organisation, où ils peuvent télécharger des brochures explicatives. Ce qu'on appelle en anglais le "cyberbulling" se définit comme étant l'utilisation d'Internet ou des mobiles pour envoyer de manière répétée des messages ou images cruels et blessants. Cette tendance inquiétante est grandissante chez les adolescents, qui sont de plus en plus familiarisés avec le web et les outils multimédias et les exploitent parfois à mauvais escient.
Des chiffres alarmants
Les derniers chiffres sont alarmants : "quand je vois que quatre enfants sur dix sont victime de cyber harcèlement mais qu'un seul l'avoue à ses parents, je sais que le NPCP doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour stopper ce problème dévastateur et de plus en plus répandu" explique Alfonso Lenhardt, le président de l'organisation. Par ailleurs, un ado sur neuf reconnaît savoir qui se dissimule derrière ces messages injurieux, sans oser pour autant le dénoncer. NCPC ravive avec cette campagne la question de la sécurité des enfants sur Internet, et montre une fois de plus que la sensibilisation reste le meilleur rempart aux pratiques à risques. Cette initiative rappelle celle de la Commission Européenne baptisée SaferInternet qui vise à sécuriser la navigation des plus jeunes.

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