[Hello TMRC] Impression 3D : naissance d’une plateforme unique sécurisée

Par 17 avril 2014
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La startup israélienne Pzartech propose un service global sous forme d’application favorisant la relation consommateur-imprimeur tout en protégeant la propriété industrielle du designer.

L’impression 3D a passé le cap de la révolution technologique et on parle aujourd’hui de démocratisation de ce système d’impression. Mais la 3D reste encore une technologie coûteuse et son utilité dans la vie quotidienne est encore à prouver. Or, Pzartech, startup israélienne sélectionnée dans la catégorie IT/COM du Hello Tomorrow Challenge, mise sur l’accessibilité aux imprimantes 3D, l’impression de pièces détachées et la protection de la propriété industrielle du designer. "L’impression 3D est un outil formidable mais ça dépend ce qu’on en fait, ce n’est pas gadget par nature" nous confie Jérémie Brabet-Adonajlo, l’un des quatre fondateurs. L’entreprise basée à Tel Aviv a débuté son activité début 2014. À court terme, Pzartech se développera en Israël pour une phase de test et d’échantillonnage et à moyen terme, les entrepreneurs souhaitent tester le marché français, d’où ils sont originaires.

Protéger les droits du designer

Le principe repose sur une application gratuite pour smartphone qui fonctionnerait comme une plateforme de rencontre unique entre le consommateur, les possesseurs d’imprimantes 3D et les designers. Cette "one-stop-shop app" permet donc aux consommateurs de chercher l’imprimante 3D la plus proche et la moins chère grâce à un principe d’enchère inversée. En partenariat avec les possesseurs d’imprimantes 3D, les copy centers, dont "le nombre va augmenter fortement dans les années à venir" dit Jérémie, et les designers, Pzartech veut offrir un lien sécurisé entre tous ces acteurs. La startup va au-delà de l’intermédiation et souhaite aussi développer des solutions pour protéger la propriété industrielle du designer avec notamment une technologie de streaming de l’impression, les utilisateurs auraient donc accès seulement à une partie du fichier d’impression et cela ne violerait pas les droits du designer. Elle a également pour projet de créer des algorithmes permettant d’optimiser l’impression et d’écarter toutes les contraintes techniques qui rendraient le fichier défectueux.

Imprimer des pièces détachées en plastique

"Notre initiative part du constat suivant : beaucoup de gens connaissent l’impression 3D mais personne ne l’utilise réellement" déclare Jérémie. Il dénonce en effet le manque de services adaptés, simples et efficaces. C’est pourquoi la startup se positionne sur un marché de niche qui est l’impression de pièces détachées en plastique. "Ce sont des pièces qui ne font pas partie de la technologie en elle-même mais qui, lorsqu’elles sont défectueuses, rendent un appareil inutilisable. Et on a des objets qui se cassent tous les jours." C’est donc sur la pérennité de ce besoin en pièces détachées que repose le business model de Pzartech. La startup s’inscrit donc dans une démarche environnementale, celle de ne pas jeter un appareil n’ayant pas achevé son cycle de vie à cause d’un manque de pièces détachées. Elle répond également à un besoin des fabricants, qui par souci logistique notamment, ne mettent pas toujours à disposition des pièces détachées (fermoirs de montre en plastique par exemple). "On veut retourner vers l’essence de l’impression 3D, c’est-à-dire se mettre au service des gens", concut le co-fondateur.

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