High-tech : le consommateur préfère la frugalité

Par 26 octobre 2009 1 commentaire
Mots-clés : Future of Retail

Les produits technologiques ont toujours la côte, mais plus que leur sophistication, c'est leur simplicité et leur solidité que les clients privilégient. Une démarche à prendre en compte par les marques.

Aux produits de dernière génération toujours plus complexes, les consommateurs préfèrent les appareils simples et faciles d'utilisation. Voilà ce qu'avance McKinsey, après avoir interrogé plus de deux mille Américains. Selon le cabinet, moins d'un tiers des personnes interrogées utilisent les options dernier cri que les producteurs mettent dans les téléviseurs, les caméras, ou les téléphones portables... Plus encore, la moitié seulement en connaît l'existence. Cette tendance ne doit pas être prise à la légère par les constructeurs. Elle représente en effet un moyen de générer des revenus, en favorisant des produits basiques mais solides. Et dont le prix est évidemment tiré vers le bas. Selon McKinsey, de tels appareils pourraient coûter jusqu'à moitié moins cher.
Les goûts ont changé
"Les entreprises ont tendance à se concurrencer sur l'innovation, alors qu'elles pourraient rivaliser en terme d'attente client", explique à L'Atelier François Laurent, co-président de l'Adetem. Par exemple, l'étude révèle que pour les consommateurs, la durabilité est l'aspect le plus important pour la plupart des produits électroménagers. D'où la nécessité d'investir dans des matériaux robustes et résistants. "Il faut simplifier la vie des gens plutôt que leur proposer une overdose de possibilités", poursuit François Laurent. "C'est d'ailleurs cela qui explique le succès de l'iPhone, un appareil simple, robuste, facile à utiliser et avec des fonctions basiques". Selon McKinsey, la surenchère de technologies représentait évidemment un moyen de se concurrencer entre fabricants. Mais aussi de pousser à l'achat.
Comment réagir?
"Des générations de marketeurs et d'ingénieurs ont fait en sorte que les produits soient obsolètes au bout de deux ans", rappelle le responsable de l'Adetem. Selon lui, le consommateur achetait avant les biens les plus récents, car il savait que s'il achetait plus tard, ils seraient périmés, poursuit le spécialiste. "Aujourd'hui, les gens s'aperçoivent que les nouveaux produits ont plus de bugs. De plus, les clients ne veulent plus acheter les produits dont les options vont bien au-delà de ce qu'ils souhaitent". Leur budget n'étant pas extensif, c'est donc les biens peu coûteux et qui ont fait leur preuve qui attirent les clients. Une tendance encore renforcée par la récession économique.

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Salut à toutes et à tous

Soumis par Oben (non vérifié) - le 31 octobre 2009 à 00h41

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