La high-tech reste une valeur sûre, même en récession

Par 11 décembre 2009
Mots-clés : Smart city

Loin d'être affectés par la crise, les investissements dans les TIC participent au contraire à la réduction des coûts et à l'amélioration des performances au sein des entreprises.

L’importance attribuée aux nouvelles technologies dans la stratégie des entreprises n’a pas diminué avec la récession actuelle. C’est ce qui ressort d’un article de McKinsey paru dans le trimestriel du cabinet. De diverses études, il ressort que les investissements liés aux nouvelles technologies devraient même augmenter dans les années à venir. Les entreprises font appel à elles pour résoudre des problèmes dans leurs différentes activités. De même, le cabinet constate que les cadres poussent à une plus grande intégration entre les diverses unités opérationnelles de leur société et les nouvelles technologies. L’objectif assumé est de les faire participer à l’effort de réduction des coûts dans l’ensemble de l’entreprise et d’améliorer la performance.
Utiliser au mieux le levier des nouvelles technologies
Peu des directeurs des technologies de l’information interrogés affirment que leur objectif principal est de diminuer le coût des investissements. Cela indique que les entreprises cherchent à utiliser au mieux le levier technologique, pas à le diminuer. Les programmes de technologies vertes n’ont pas non plus pâti de la crise, montrant bien qu’il ne s’agissait pas seulement d’un effet de mode. La moitié des entreprises interrogées avaient mis en place un agenda en rapport avec ces technologies. Parmi elles, un quart ont indiqué avoir accéléré leurs plans. Les réductions de coûts permises par les technologies vertes et leur effet bénéfique sur la réputation des entreprises motivent sans doute le privilège accordé à ces investissements. Parmi les secteurs étudiés, celui des services financiers apparaît comme le plus dynamique dans ses prévisions de dépenses et d’investissements.
Différence notable entre secteur public et secteur privé
Ainsi, les trois cinquièmes des personnes interrogées y travaillant s’attendent à augmenter leurs nouveaux investissements en 2010. C’est moitié plus que l’année précédente. Pour les auteurs, cela prouve que les perspectives du secteur sont en nette amélioration. Autre découverte, la différence entre les entreprises publiques et le secteur privé est très importante. Alors qu’à peine 30 % des entreprises de la première catégorie s’apprêtent à maintenir ou augmenter leurs dépenses technologiques, elles sont deux fois plus nombreuses dans le privé. Par ailleurs, l’inquiétude liée à l’impact des nouvelles technologies sur les différents marchés s’estompe. Alors que plus de deux tiers des entreprises s’estimaient extrêmement exposées en 2008, elles ne sont plus que la moitié. Si elle n’est plus aussi aiguë, les auteurs notent tout de même que l’incertitude demeure.

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