Hollywood s'unit dans la bataille contre le piratage

Par 19 septembre 2005
Mots-clés : Future of Retail

Six gros studios d'Hollywood se sont entendus pour verser plusieurs millions de dollars pour accélérer le développement de nouveaux boucliers au piratage. Le consortium non lucratif s'appellera...

Six gros studios d'Hollywood se sont entendus pour verser plusieurs millions de dollars pour accélérer le développement de nouveaux boucliers au piratage. Le consortium non lucratif s'appellera Motion Pictures Laboratories Inc. (MovieLabs, en abrégé).

MovieLabs aura pour ses deux premières années un budget de 30 millions de dollars. Il reprend le modèle de CableLabs qui recherchaient des innovations pour l'industrie de la télévision câblée. La version hollywoodienne est plus modeste. "Elle se concentrera sur la prévention du piratage, même si plus tard, sa mission pourrait être étendue", déclare Dan Glickman, le président de la Motion Picture Association of America.

"Notre plus grande priorité est de protéger l'intégrité de notre produit." Les projets initiaux consistent à étudier le problème et trouver des solutions dans cinq directions principales :

Empêcher les enregistrements dans les cinémas ou mettre en place un système d'images visibles à l'œil mais invisibles sur des enregistrements
Développer des technologies qui détecte et bloque les transferts de fichiers illégaux sur les campus et sur les réseaux professionnels
Créer des outils d'analyse du trafic qui détecte le partage de contenus illégaux sur les réseaux de peer-to-peer
Empêcher à des étrangers d'accéder à des réseaux personnels
Permettre de relier les envois et les réceptions de films transmis par Internet pour savoir où sont distribués les films et prévenir la violation des accords de licence.

James N. Giapulos, co-président de Century Fox pense que cela permettra de combler les lacunes de la recherche des firmes d'électronique grand public sur la protection de contenus.

Dick Green, président de CableLabs, explique que son approche d'un problème technologique est toujours la même : aboutir à un consensus industriel sur la direction à prendre, travailler avec des constructeurs pour mettre au point une approche, établir un standard industriel et aider les constructeurs à développer et tester des prototypes.

"Nous aidons le laboratoire et nous participons aux essais, explique M. Green, dès que le produit est compétitif, nous sortons du jeu."

(Atelier groupe BNP Paribas- 19/09/2005)

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