Les hôpitaux veulent démocratiser les Google Glass

Par 21 septembre 2015 2 commentaires
Consulter à distance à partir de Google Glass

Grâce aux Google Glass, il sera possible pour un toxicologue d'examiner à distance des victimes empoisonnées. Une solution technologique qui est la bienvenue pour les hôpitaux éloignés des grandes villes et qui s’ajoute à d’autres existantes.

Face à un patient empoisonné, la plupart des médecins, non experts sur le sujet, n'ont pas d'autres choix que de contacter le centre régional antipoison. Des patients dont l'état physique et mental est souvent défaillant, ce qui ne permet pas un diagnostic précis et efficace. Les chercheurs de l'université de médecine du Massachusetts (Etats-Unis) ont donc mis en place un outil permettant une consultation virtuelle, sorte de visio-conférence médicale. Dans leur étude, ils se sont équipés de Google Glass avec le logiciel personnalisé de Pristine Ophtalmologie, pour transmettre des images en toute sécurité.

C’est l’occasion pour nous de revenir sur l’usage des Google Glass dans les consultations. Celles-ci fonctionnent en effet comme un ordinateur portable avec un microphone avec un affichage optique situé sur le coin de la paire de lunettes. Moderne et discret, ce dispositif permet de garder les mains libres et d'interagir avec Internet. Un avantage comparé aux plates formes traditionnelles de télé-médecine.

Une innovation déjà bienvenue

Lors de l’expérience, connecté en temps réel, les experts en toxicologie ayant utilisé le dispositif ont pu prodiguer des conseils lors de l’évaluation de patients empoisonnés grâce à des messages textes qu’il diffusait sur les Google Glass. A partir d'électrocardiogrammes, photos et informations pertinentes, ils ont été en mesure de changer plus de la moitié des résultats sur 18 cas présentés (56%). Dans 6 cas, les experts ont d'ailleurs prescrit un antidote.

Loin d’être une première, cette réussite est confortée par celle d’autres chercheurs qui ont utilisé des Google Glass dans de nombreuses disciplines médicales. Ainsi, en chirurgie, cet outil permet de communiquer, regarder et apprendre lors de consultations ou interventions en bloc opératoire. A Boston, le Beth Israel Deaconess Médical Center utilise cette technologie pour créer ou tirer les dossiers de santé de ses patients.

Pour le Dr. Chai, les Google Glass vont donc pouvoir servir aux 500 toxicologues recensés environ aux Etats-Unis. "Nous sommes les premiers aux États-Unis - et dans le monde - à explorer les Google Glass comme une plate-forme pour les consultations en toxicologie" affirme-t-il.

Un progrès qui dépasse le médical

"Si seulement nous pouvions réellement voir le patient". Une phrase que les toxicologues ne prononceront plus à l'avenir. D'un point de vue technique, rien n'empêche le bon fonctionnement d'une Google Glass pour une consultation virtuelle. Dans 89% des cas, les flux audio et vidéo sont utilisables. Conformément à la loi sur la responsabilité Health Insurance Portability, les images ne seront pas stockés, ni partagés sur Internet. Une règle essentielle dans la protection et le respect de la vie privée des patients. Le principal problème est de savoir si les hôpitaux (urgences, cliniques) possèdent tous un réseau Wi-Fi de qualité. Un réseau qui n'affectera pas la santé des malades.

Le dispositif des Google Glass est destiné aux hôpitaux ruraux qui n'ont pas toujours les moyens de soigner des patients intoxiqués, voire d'investir dans une médecine spécialisée. En effet, cette innovation diminue les coûts des prises en charge et apporte une alternative à la télémédecine. Une avancée dans la médecine virtuelle et sans fil.

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2 Commentaires

Article très intéressant car la médecine est le 1er domaine à innover... Dommage pour la faute dans votre en-tête cependant......!!!

Soumis par Lehalle (non vérifié) - le 22 septembre 2015 à 19h50

Bonjour,
La société AMA à Rennes développe exactement le même système pour les établissements de santé en France et pour le reste du monde ainsi que pour l'industrie.

Comme quoi, les Google Glass ne sont pas mortes.

Soumis par Henrick (non vérifié) - le 05 octobre 2015 à 09h28

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